Krisjanis Kaktins-Gorsline

oct 25, 2014

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Krisjanis Kaktins-Gorsline est un artiste-peintre qui vit et travaille à Winnipeg MB. Il réalise des peintures en couches superposées merveilleusement complexes. Son travail est généreux.

 

Il a étudié les beaux-arts à l’Université du Manitoba et a complété sa maîtrise à l’Université Columbia en 2008. Il a peint pendant la plus grande partie de sa vie. Depuis sa première exposition solo en 2006, il a montré ses œuvres partout au Canada et à New York et plus récemment à la galerie Actual à Winnipeg MB.

 

Cette plus récente exposition, judicieusement intitulée Fruit on Black, fut une importante représentation de son travail. On y retrouvait une pseudosculpture, des murs peints au pochoir sur place et un code QR interactif conduisant vers une belle image de Martha, la dernière des pigeons voyageurs du monde, qui se cachait au sous-sol de la galerie. Cette exposition intentionnellement aléatoire était consolidée par d’authentiques et magnifiques peintures.

 

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Fruit on Black a confirmé mon idée préconçue que les oeuvres de Kaktins-Gorsline sont parmi les meilleures et les plus intéressantes créées de nos jours.

 

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En plus de son dynamique CV et son talent fou, Kaktins-Gorsline est également un bon gars un peu comique et l’une des meilleures personnes avec qui avoir une discussion pendant une fête.

 

Les réponses à certaines de mes récentes questions ci-dessous illustrent son côté humoristique.

 

Madi – Où avez-vous grandi?

Krisjanis  – Je suis né à Winnipeg, mais j’ai déménagé à Brandon quand j’avais 6 ou 7 ans. Nous vivions dans le secteur nord de Winnipeg, mais il était sur ​​le déclin. Je crois que ma mère voulait nous élever dans un endroit plus sûr alors nous avons déménagé à Brandon. À l’exception d’une année passée à Halifax, j’y ai vécu jusqu’à mon retour à Winnipeg en 2001 pour aller à l’université.

 

M – C’est où chez vous – comment le définissez-vous? Est-ce un lieu physique ou une émotion?

K – Je ne crois pas avoir déjà vraiment essayé de définir ce qu’est mon chez-moi. Au final, je pense que c’est un peu des deux. Il semble que les deux se rejoignent. Si l’on passe un certain temps dans un endroit, on finit par s’attacher. Je vis à Winnipeg depuis maintenant si longtemps que ça fait partie de moi.

 

M – Décrivez votre travail

K – Douces, douces peintures.

 

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K – Depuis toutes ces années que vous créez, quelles ont été vos plus grandes influences?

M – Ah! Il y en a tellement. Et elles changent constamment. Je n’ai jamais vraiment eu de « héros artistique ». Je ne fais que voler de petites bricoles ici et là et elles se synthétisent en ce que je fais, disons. Honnêtement, la seule constante à laquelle je pourrais dire que je me réfère, ce serait la nature, mais cela va sans dire. Il faut être un véritable sot pour ne pas être inspiré par la nature.

 

K – Comment croyez-vous que les gens vont interagir avec/percevoir vos œuvres? Où, désirez-vous contrôler leurs perceptions? Est-ce que le désir de contrôler/manipuler les perceptions a changé au fil du temps ou est-il demeuré constant?

M – Je n’ai jamais vraiment souhaité contrôler la perception en soi des gens. Je ne pense qu’à ma propre perception et je suis sûr qu’il y aura des gens qui la partageront. Mais, il arrive souvent que l’interprétation d’autrui soit tout aussi intéressante que celle que j’envisage. Je pense que le véritable chef-d’oeuvre de l’art se situe quelque part entre l’œuvre et la personne qui l’observe. Les objets y sont vraiment que pour stimuler la réflexion de sorte que l’observateur est vraiment celui qui complète l’œuvre. Il s’agit plutôt d’une coproduction.

 

M – Je sais que vous vivez maintenant à Winnipeg — quel effet cette ville a-t-elle sur votre travail? En a-t-elle un?

K – J’y pense souvent, mais je n’ai jamais trouvé une réponse valable. Je ne suis pas sûr que mes œuvres ont vraiment ce genre de relation directe avec la ville en ce moment. Certaines de mes premières œuvres traitaient directement de ​​l’histoire de la ville, mais la plupart de mes œuvres récentes ont tout simplement une relation d’ambiance. Je suis certain que ces nombreux hivers doivent avoir laissé une sorte de trace traumatisante sur mes œuvres

 

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M – Je me demande s’il est devenu tabou de penser à Winnipeg comme un endroit uniquement pour vivre. Nous sommes toujours encouragés à signaler les particularités de ce lieu comme si nous devions justifier les raisons pour lesquelles nous sommes ici. Vous sentez-vous de cette façon? Sentez-vous que cette ville est vraiment particulière?

K – Un grand nombre de villes font face à ce genre de chose. Il y a toujours une tension entre ce qui est local et ce qui est mondial. Les particularismes locaux sont ce qui rend un endroit unique et intéressant, mais ce peut aussi devenir une sorte de provincialisme myope. Mais, le revers c’est que beaucoup de ce qui est importé est une sorte de mondialisme générique, donc les gens ont l’impression que Winnipeg est une cosmopolite parce que nous avons un magasin H & M ou autre au centre commercial.

Je pense que le cosmopolitisme réel est relié à la capacité de voir les différences uniques d’un endroit particulier, tout en étant capable de les voir dans un contexte mondial. Je pense que le mouvement environnemental l’a vraiment compris comme le dit son dicton « agir localement, penser globalement ». Il existe plusieurs étonnantes cultures à Winnipeg, mais souvent, Winnipeg est le dernier à le reconnaître.

 

M -Quelle incidence a l’enseignement sur votre travail?

K – J’aime vraiment l’enseignement. Enseigner me fait constamment reconsidérer ce qu’est l’art et comment l’art est réalisé. J’essaie d’adopter une approche plus symétrique dans mon enseignement, de sorte que les étudiants définissent le sens de leur travail autant que je le fais moi-même. Pour moi, la classe idéale c’est un lieu d’expérimentation et d’enquête, un endroit où tout le monde, moi y compris, explore ce que l’art pourrait être, plutôt que de simplement reproduire les conventions de l’art. Je pense que c’est ça le potentiel réel de l’éducation. Sinon, cela devient tout simplement un outil d’endoctrinement plutôt que d’innovation. Les étudiants sont si intelligents et talentueux que mon travail consiste plutôt à animer la salle pour qu’ils puissent se responsabiliser et développer leurs propres méthodes de travail. Le nec plus ultra, c’est que souvent, j’en apprends autant que les étudiants.

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M – Je trouve que les questions concernant les processus sont très difficiles à répondre, car, souvent, quand je conçois quelque chose, tout se passe très vite et mon « processus » change. Cela étant dit, faites-moi plaisir SVP, et décrivez-moi votre processus si vous le pouvez…

K – Je n’ai jamais pensé que j’avais un processus signature. En fait, je dirais que mon travail finit, en grande partie, par devenir la création d’un certain processus de réalisation d’une œuvre qui se fait saper par la prochaine œuvre réalisée. Souvent, je pense que j’essaie de me torturer. C’est que je suis vraiment plus intéressé par la créativité que le style. Analyser mes réalisations ne m’intéresse pas autant que de décider quoi réaliser. Très souvent, cela devient un jeu bizarre où je me nuis moi-même et contredis mes propres habitudes pour que tout continue d’être intéressant.

 

M – Avez-vous besoin de conditions de travail particulières ou êtes-vous flexible? Combien d’énergie puisez-vous de votre environnement ou des gens qui vous entourent?

K – J’aime vraiment beaucoup travailler seul et cela peut être très productif, mais c’est bon aussi d’avoir des gens autour. Je suis d’avis que les studios dans lesquels je me trouve maintenant sont parfaits parce que je peux travailler seul quand je veux, mais si je m’ennuie, je peux marcher dans le couloir et aller importuner quelqu’un.

De plus en plus ces derniers temps, j’aime travailler avec d’autres personnes sur des projets collaboratifs juste pour faire changement. On commence à se sentir un peu antisocial quand on est toujours seul dans son studio. Souvent, on finit par se sentir comme une sorte de douteux vampire.

En développant cette nouvelle exhibition, j’ai pu embaucher des amis pour travailler avec moi au studio, donc c’était vraiment très animé. Un de mes amis nous a fait tourner quelques montages musicaux pendant que nous travaillions. C’était formidable! Toute condition de travail s’améliore quand elle est rehaussée d’un choix judicieux de pièces musicales de Todd Terje et Floating Points.

 

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M – Votre (MAGNIFIQUE) exposition à la galerie Actual vient de prendre fin. Comment était-ce d’exposer ses oeuvres à Winnipeg (l’endroit où vous habitez actuellement)? Vous sentiez-vous différent que lorsque vous exposiez vos œuvres dans d’autres villes?

K – Ce spectacle était en fait ma première exposition solo à Winnipeg. C’était très différent d’exposer mes oeuvres à Winnipeg — plus stressant. Habituellement, j’y passe une semaine, je séjourne dans un hôtel, puis je repars peu de temps après le lancement. C’est souvent un tourbillon de rencontres avec de nouvelles personnes, de mise en place, de sorties, etc., et puis je m’en vais.

Faire une exposition à Winnipeg me donnait plutôt l’impression de le faire pour ma famille, disons. Je veux dire, ma famille y est vraiment allée, mais je connais la plupart des gens de la scène artistique ici, donc ce n’est vraiment qu’un groupe d’amis qui a vu l’exposition. Mais en fait, cela me rendait plus nerveux.

 

M – Quelle est la salutation habituelle que vous utilisez dans vos courriels?

K – Dernièrement, je pense que j’ai eu une petite crise de salutation concernant mes courriels. Il est bon d’avoir une salutation habituelle, mais elle peut ne pas sembler sincère, à moins qu’on utilise « Sincèrement… », je suppose. Mes sentiments les meilleurs! Portez-vous bien! À la vôtre! Adios! Tourlou! xoxo! Peu importe.

Art urbain géométrique

oct 23, 2014

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J’ai toujours été fasciné par les illusions d’optique et plus particulièrement par les figures impossibles faites de formes géométriques ou isométriques. À l’aide de différents médiums, l’artiste de rue new-yorkais Aakash Nihalani réalise des peintures géométriques audacieuses et des installations qui interagissent avec leur environnement. Ses œuvres d’extérieur sont généralement composées de rubans adhésifs de différentes couleurs dans le but de créer des motifs ou des dessins dont la perspective est souvent forcée. Les images des installations comprennent fréquemment des personnes qui interagissent avec l’œuvre pour créer la perspective forcée ou rehausser l’illusion. Vous pouvez admirer davantage de ses œuvres sur son blogue.

 

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Nos Mains – Theresita

oct 21, 2014

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Nos mains  est une série récurrente de portraits et de questions relatifs aux mains dont l’intention est d’illustrer les gens qui aident à fabriquer nos produits. En outre, l’ensemble de cet ouvrage est tout à fait personnel. Il incarne les propriétés dont je parle dans ma propre pratique de l’art en ce qui concerne l’expérience nouvelle des immigrants et leur adaptation à la vie à Winnipeg. Actuellement, l’accent porte sur la vague de travailler dans l’industrie du vêtement florissante de Winnipeg de la fin des années 1960 au début des années 70.   Theresita HandPortraits_001-Theresita   5 questions pour Theresita   Charles – Depuis combien de êtes-vous couturière ? Theresita – Je suis couturière depuis 14 ans. C – Quel est votre titre? T – Opératrice de machine à coudre. C – En 5 mot ou moins, décrivez les tâches quotidienne que vous effectuez avec vos mains ? T – Coudre et manipuler le tissu. C – Qu’est-ce qui rend vos mains uniques ? T – Ma manucure. C – Changeriez-vous quelque chose au sujet de vos mains ? T – Rien. C – Que préférez-vous tenir dans vos mains ? T – Mon visage.

Visual Inventory : Automne 2014

oct 16, 2014

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Le directeur artistique d’EQ3, Thom Fougere, revient partager ses recommandations selon les trouvailles culturelles actuelles qui l’inspirent. Son inventaire visuel met l’accent sur un thème en particulier et la façon dont il est utilisé dans différents domaines (c.-à-d. le design, le cinéma, la musique, Internet, la photographie, etc.)

 

Le thème de ce mois est : AUTOMNE 2014

 
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BOYHOOD

J’entends courir depuis des années, des rumeurs du long projet de film secret de Richard Linklater, maintenant intitulé « Boyhood ». Bien sûr, le fait d’entendre et de spéculer sur une œuvre d’art pendant une longue période de temps augmente les attentes à un niveau presque inaccessible. Du moins, « Boyhood » a réussi à surpasser ces attentes déraisonnables. Vous pouvez en lire des propos ou visionner un aperçu, mais rien ne se compare à simplement voir le film pour la première fois. Je vais m’en tenir à cela.

 

 

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OLAFUR ELIASSON – LANDSCAPE GIANT

Je suis toujours intrigué par les propos d’Olafur Eliasson. J’ai eu la chance de voir un large éventail de ses œuvres dans différentes villes et galeries depuis environ un an, mais cette nouvelle installation au musée d’art moderne de Louisiana au Danemark en est une que j’aurais vraiment voulu voir en personne. Cette fois, Eliasson a rempli toute une aile du musée avec un paysage de roches afin de simuler un lit fluvial à l’intérieur. Frappant en photo, je n’ai aucun doute que ce doit être impressionnant d’y être.

 

 

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MAKOTO AZUMA – EXOBIOTANICA

Parfois, certains artistes ou photographes arrivent à capturer un simple geste avec une telle simplicité qu’on oublie tout le travail et la rigueur qu’il a fallu pour réussir. Exobiotanica maîtrise cet art. J’ai regardé hors contexte, l’ensemble des images sélectionnées par Makoto Azuma, et j’ai pu lentement placer les morceaux ensemble afin de comprendre la belle simplicité de l’œuvre. Vous trouverez des informations sur ce processus et encore plus d’images ici.

 

 

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ADULT JAZZ

Je me retrouve souvent séduit par ce qui est laid ou mal interprété. Lorsqu’on écoute « Adult Jazz » pour la première fois, il est difficile de voir au-delà du côté laid et bizarre de leur musique. Il faut quelques écoutes pour démêler complètement les pistes, mais leur musique devient d’autant plus gratifiante au fil du temps. La meilleure façon dont je peux décrire leur son est « Dirty Projectors » avec un accent.

 

 

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MJOLK VOLUME 3

Le troisième volume de Mjolk a été publié plus tôt cette année, au printemps. John et Juli, de bons amis et propriétaires de Mjolk, publient Mjolk annuellement et visitent une panoplie d’artisans surtout dans les régions de la Scandinavie et du Japon. Volume 3, à mon avis le meilleur à ce jour, présente l’un de mes architectes japonais préférés, Terunobu Fujimori, et le potier québécois Renaud Sauvé et décortique la cérémonie du café de Minoru Oya.

Voici la collection Winston

oct 14, 2014

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Le capitonnage a quelque chose de fascinant

C’est peut-être que les boutons ont le pouvoir de transformer une surface à deux dimensions en une texture tridimensionnelle. Bien qu’il semble que les piqûres et les boutons se ressemblent tous, ils sont légèrement différents. Ils ne sont pas produits avec une perfection d’allure stérile; ils sont façonnés à la main. Le résultat est un motif aléatoire qui témoigne le savoir-faire de ce métier d’art et le talent de l’artisan lui-même qui a assemblé patiemment fil, bandes, carreaux et boutons pour réaliser le Winston.

 

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Grand lit Winston recouvert de tissu Jet Leaf

 

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Grand lit Winston avec tête de lit haute recouverte de tissu Jet Leaf

 

«Les détails ne sont pas les détails. Ils font l’ensemble du design.» Charles Eames.

 

Les détails sont intentionnels et ont une fonction soit technique, soit esthétique, soit les deux à la fois. Par exemple, le recouvrement sur les côtés et le pied du lit a une fonction technique : il sert à marier discrètement ces parties. En même temps, il doit plaire à l’œil. Les détails de la tête de lit peuvent être perçus à quelques mètres de distance comme un motif continue ou observés de près. Le lit Winston est destiné à s’intégrer dans la symphonie de détails intentionnels et non intentionnels qui nous entourent — les plis sur la housse de couette; l’art sur ​​les murs; les objets sur la table de chevet et leur composition inattendue.

 

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Détail du recouvrement qui marie discrètement le pied et les côtés du lit

 

Enfin, Winston n’en est pas moins qu’un hommage à des icônes inspirant tels la chaise Barcelone de Mies van der Rohe et le canapé Chesterfield qui ont durablement façonné le paysage de l’ameublement depuis leur introduction.

 

Si vous souhaitez en savoir davantage à propos du Winston, nous vous invitons à visiter l’un de nos magasins ou notre site ici.

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