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5 questions pour Edholm Ullenius

déc 8, 2014

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Sissi Edholm et Lisa Ullenius sont les fondatrices d’Edholm Ullenius, un studio de conception graphique et d’illustration situé à Stockholm. Depuis 2002, Edholm Ullenius travaille pour un large éventail de clients et réalise de magnifiques articles, y compris notre vaisselle et nos serviettes de table Kayak. Ils ont très récemment accepté notre mandat de concevoir une gamme d’impressions inspirées du milieu du siècle. Il en est issu une collection cohérente et amusante de dessins au trait saisissants et jeux de couleurs vives. Les impressions ont été sculptées sur des blocs puis estampées à la main sur du papier recyclé.

 

La collection Avenue est conçue pour s’insérer parfaitement dans les nouveaux cadres Edge. C’est toujours un plaisir de travailler avec Edholm Ullenius. Chez EQ3, nous sommes très fébriles face au lancement officiel de ces œuvres d’art qui sauront agrémenter vos beaux espaces! Procurez-en une pour offrir en cadeau ou pour vous-même.

Lisa Ullenius + Sissi Edholm of Edholm Ullenius

 

Nina Quark : Quel a été le moment précis où vous avez su que vous vouliez poursuivre une carrière en graphisme?

 

Edholm Ullenius : Nous le ressentions déjà toutes les deux depuis que nous étions très jeunes. Vers la fin de l’école secondaire, notre intuition était incroyablement forte et nous avons toutes les deux réalisées que ce pourrait devenir notre gagne-pain, alors nous avons commencé à planifier la façon dont nous pourrions atteindre cet objectif. Le chemin qui nous a menés là où nous sommes aujourd’hui a été long et sinueux, mais nous n’aurions pas voulu manquer l’occasion de vivre ces expériences.

AVENUE Print 1- 5" x 7"

NQ : À quelle phase d’un projet êtes-vous les plus heureuses?

 

EU : Au début et à la fin. Au milieu nous avons habituellement le sentiment de n’avoir aucune idée de ce que nous faisons. C’est comme un tour de montagnes russes que nous souhaitons se terminera avec le sentiment d’avoir surpassé notre niveau de créativité. Nous aimons le dicton : « Donnez toujours aux clients ce dont ils ont besoin et non ce qu’ils croient vouloir ».

AVENUE Print 2-  5" x 7"

NQ : Selon vous, quelle méthode ou quel support dépeint le mieux ce que vous essayez de communiquer?

 

EU : Nous sommes très reconnaissants de pouvoir travailler avec de nombreux matériaux et produits, mais nous devons admettre que nous préférons le textile. La texture du textile ajoute un petit quelque chose et les possibilités de création sont sans fin.

AVENUE Print 1- 8" x 10"

NQ : Quelle a été votre inspiration pour les impressions Avenue?

 

EU : Nous avons été inspirés par le style naïf du design du milieu du siècle (1950/1960). Nous avons aussi laissé aller notre imagination afin de créer quelque chose d’abstrait, mais empreint de caractère.

AVENUE Print 2-  8" x 10"

NQ : Quel prochain projet aimeriez-vous réaliser — individuellement ou en duo?

 

EU : Nous aimerions collaborer avec des architectes afin de réaliser nos conceptions à plus grande échelle, comme sur la devanture d’une maison par exemple. Nous sommes toutes les deux fascinées par la science et devons cependant dire que notre client de rêve est la NASA.

AVENUE Print 11" x 14"

10 questions pour Chelsea Maier

nov 14, 2014

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Chelsea Maier est la très talentueuse dirigeante de la jeune et florissante entreprise In Plan View, qui a pour mission d’habiller nos tables pour qu’elles soient ultras belles! Son obsession pour les textiles l’a menée à créer ici à Winnipeg une collection aux couleurs vives, texturée et ornée de motifs qui contient un peu de tout. Elle est également la fondatrice de Summer Skin Clothing, société sœur d’In Plan View. Quand elle n’est pas occupée à créer ses propres articles, elle enseigne l’art à des enfants au studio Artful Owl. Elle déborde de passion pour son travail et d’amour pour Winnipeg. Il est possible qu’elle nous quitte pour la Colombie-Britannique dans la nouvelle année, mais elle continuera certainement à nous inspirer, peu importe où elle se trouve. Heureusement pour elle (et vous), EQ3 a préparé une réplique à sa dernière réponse – à venir bientôt!

 

 

Nina Quark: Dans quelle pièce de votre maison préférez-vous passer votre temps?

 

Chelsea Maier: Ma chambre. Particulièrement, l’endroit où se trouve le lit dans ma chambre à coucher. Je pense que le lit est une toile vierge sur laquelle on compose notre style à l’aide de literie, de jetés, de coussins décoratifs et du cadre de lit lui-même. C’est l’endroit où le confort et la déco se complètent le mieux et sans excuses. À côté du lit se trouve mon meuble préféré : la table de chevet. Je les ai toutes eues; que ce soit le chariot à lait inversé, les tabourets ou des tables de chevet plus classiques. L’emplacement de la table de chevet est mon endroit préféré de la chambre, car il abrite toutes les meilleures choses de la vie comme des grandes piles de livres, des lampes, des plantes, des fleurs fraîches, de l’eau la nuit, du café le matin, des photographies, de l’art… et un carnet de croquis au cas où l’on n’arrive pas à s’endormir parce qu’on a la tête pleine d’idées…

 

 

NQ: Quel a été le point culminant de votre été?

 

CM: J’ai eu un été fou! Je pense que je n’ai pas passé deux jours de suite au même endroit. Disons que le point culminant était lorsque je me suis trouvée à errer dans les rues de Vancouver en plein soleil en me disant : « Ce sera notre nouveau chez nous à la nouvelle année ».

 

In Plan View

 

NQ: À quoi avez-vous le plus hâte avec l’hiver qui approche?

 

CM: Voir quelle magie les habitants nous auront préparée en cette saison. Quand je suis arrivé ici, je croyais que, pendant le creux de l’hiver, les Winnipegois hivernaient ou autre chose du genre. C’est tout à fait le contraire. Il y a tant de choses à faire, car les Winnipegois voient l’hiver comme une opportunité. J’ai hâte de voir les nouveaux abris. J’ai hâte de voir prendre vie les nouveaux rendus de Raw:Almond. J’ai hâte de découvrir tous les nouveaux restaurants qui vont ouvrir et j’ai hâte de patiner une ou cinq fois sur le sentier de la rivière. Qu’en est-il de l’expression sur le visage des gens qui profitent du plein air en dévalant la rivière gelée sur des patins? C’est de la pure joie. Ici, l’hiver n’a pas de prix si l’on s’y abandonne, si l’on en fait son ami.

 

 

NQ: Quelle est la chose la plus inspirante qui peut se produire pendant votre semaine?

 

CM: En ce moment, je donne 9 cours d’art dans un studio d’art local pour enfants. Cela m’inspire quotidiennement. Cette semaine, j’ai demandé à un groupe de filles dans un de mes cours de terminer la phrase « Quand je fais de l’art, je me sens :… » et l’une des filles a écrit : « Quand je fais de l’art, je me sens : heureuse et confiante. Excitée comme si je pouvais faire de l’art éternellement. Je me sens comme si je pouvais être une artiste ». Je pense que je vais l’encadrer.

 

In Plan View

 

NQ: Avec autant de nouveaux endroits où manger, est-ce qu’il y en a un en particulier qui vous a vraiment impressionné?

 

CM: Eh bien, je suis en train de vous écrire depuis le magasin The Store Next Door qui vient d’ouvrir ses portes lundi et qui appartient aux propriétaires de Chew (sur Corydon). Je suis assise à l’une des deux grandes tables en bois faits à la main. Il y a une porte de ferme en bois brut qui sépare la caféterie/boulangerie/boutique du restaurant. Les produits de boulangerie sont l’image de la perfection, il y a des plats et des sauces maison emballés dans des pots Mason pour apporter, et je viens de déguster la meilleure salade de pommes de terre de ma vie. L’énergie ici est tout simplement géniale. J’emménage.

 

 

NQ: Si vous pouviez voir n’importe quel environnement naturel de votre fenêtre, quel serait-il?

 

CM: L’océan. Ou une montagne. Ou les deux. Comme la vue de la fenêtre de cuisine chez ma grand-mère.

 

In Plan View

 

NQ: Quel artiste musical a récemment gagné votre admiration?

 

CM: Adam Cohen! Son nouvel album est magnifique. La chanson We Go Home est tellement, tellement belle. Je vais aller à sa prestation au centre culturel du West End en novembre. J’espère que je ne vais pas pleurer comme je l’ai fait quand j’ai été voir le spectacle de son père, Leonard Cohen, en avril il y a deux ans. La musique est si puissante.

 

 

NQ: Qui admirez-vous et pourquoi?

 

CM: Une seule personne?! En ce moment, il y a tellement de gens autour de moi qui m’inspirent tous les jours et font tant de grandes choses dans le monde. Je vais devoir dire que c’est une de mes meilleures amies de Winnipeg, qui a récemment pris sa vie en main et déménagé à Toronto sur un coup de tête, en prenant des risques majeurs au nom de l’aventure. C’est la première fois qu’elle part de chez elle pour vivre seule – elle doit recommencer à zéro, se trouver un emploi, etc. Mais tout cela mis à part, les conversations que nous avons eues au sujet de son intégration dans une ville nouvelle sont si inspirantes. Je crois que cela rejoint totalement le domaine du design. Je crois que le fait d’explorer et apprendre à connaître une nouvelle ville peut être un élément déclencheur du processus de conception, de changements rapides, d’améliorations, d’observations et de motivation. Vous savez ce sentiment que l’on a quand on s’achète un carnet de croquis flambant neuf et qu’on feuillète chacune de ses pages vierges? Je suis d’avis que de déménager dans une nouvelle ville ressemble exactement à cela – un mélange parfait de pression et d’anxiété, puis de possibilités et d’opportunités. Je suis vraiment fière des premiers traits qu’elle a esquissés dans son nouveau carnet.

 

In Plan View

 

NQ: Quel film avez-vous le plus hâte de voir (nouveau ou ancien)?

 

CM: Aujourd’hui, j’ai décidé que je dois revoir deux vieux films : Mary Poppins et La mélodie du bonheur. Je les ai vus quand j’étais jeune et je tiens maintenant à les découvrir en tant qu’adulte. Je veux dire moi seule, avec un verre de vin et do ré mi fa sol la si do!

 

 

NQ: Nommez un article que vous aimeriez voir s’ajouter à l’offre d’EQ3?

 

CM: In Plan View parmi la gamme EQ3+ haha… Question difficile par contre! EQ3 a une offre bien rodée et complète. Je craque totalement pour tout ce qui est fait de marbre blanc (vos tables de bout, table de salle à manger, assiette à fromages, etc.). À bien y penser, j’ai vraiment aimé votre collaboration avec des artistes dans la réalisation de taies d’oreiller, de cahiers et de sacs fourre-tout. Ce serait vraiment génial d’offrir une gamme de reproductions artistiques imprimées et prêtes à accrocher. On a tous besoin de plus d’art sur nos murs!

Nos Mains – Theresita

oct 21, 2014

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Nos mains  est une série récurrente de portraits et de questions relatifs aux mains dont l’intention est d’illustrer les gens qui aident à fabriquer nos produits. En outre, l’ensemble de cet ouvrage est tout à fait personnel. Il incarne les propriétés dont je parle dans ma propre pratique de l’art en ce qui concerne l’expérience nouvelle des immigrants et leur adaptation à la vie à Winnipeg. Actuellement, l’accent porte sur la vague de travailler dans l’industrie du vêtement florissante de Winnipeg de la fin des années 1960 au début des années 70.   Theresita HandPortraits_001-Theresita   5 questions pour Theresita   Charles – Depuis combien de êtes-vous couturière ? Theresita – Je suis couturière depuis 14 ans. C – Quel est votre titre? T – Opératrice de machine à coudre. C – En 5 mot ou moins, décrivez les tâches quotidienne que vous effectuez avec vos mains ? T – Coudre et manipuler le tissu. C – Qu’est-ce qui rend vos mains uniques ? T – Ma manucure. C – Changeriez-vous quelque chose au sujet de vos mains ? T – Rien. C – Que préférez-vous tenir dans vos mains ? T – Mon visage.

10 questions avec Arren Williams

août 14, 2014

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Ici, chez EQ3, nous avons décidé de provoquer le changement! Chaque nouvelle entrevue posera des questions qui, nous l’espérons, révéleront des faits intéressants ou originaux sur quelqu’un que nous admirons. Ce mois-ci, nous vous présentons Arren Williams, le directeur artistique du rayon Maison de la Compagnie de la Baie d’Hudson (vous pouvez également magasiner les galeries EQ3 chez La Baie!). Nous visons à vous inspirer que ce soit par rapport à la nourriture, la lecture, les voyages, etc. Les questions et réponses seront brèves et chaque nouvelle entrevue comprendra une photographie prise par la personne-vedette!

 

La vue depuis mon bureau, y compris un espresso fraîchement versé!

La vue depuis mon bureau, y compris un espresso fraîchement versé!

 

EQ3  Quelle est votre obsession du jour?

 

ARREN WILLIAMS  Je vis ma vie constamment obsédé par le design, mais ces temps-ci, je m’intéresse beaucoup à la bière artisanale et j’aime partir à la découverte de la bière locale chaque fois que je voyage.

 

 

EQ3  Quelle a été votre boisson de choix cet été?

 

AW  En plus de la bière, j’ai un petit penchant pour le vin rosé sec très froid.

 

 

EQ3  Quel est le plus récent repas qui a été pour vous un vrai régal?

 

AW  Açorda de Marisco, que j’ai mangé dans un petit restaurant portuaire d’Olhão dans le sud du Portugal. Il s’agit d’un ragoût de fruits de mer à base de pain qui m’a totalement ravi.

 

 

EQ3  Nommez un beau-livre qui, à votre avis, est un incontournable?

 

AW  J’ai un ancien livre de Terence Conran intitulé « The House Book » de 1974 qui provient de la bibliothèque d’une tante très élégante. Ce livre est certainement un favori.

 

 

EQ3  Quelle leçon a changé votre approche au design?

 

AW  On doit arrêter de se soucier de ce que les autres vont penser.

 

 

EQ3  Une pièce n’est jamais complète sans ____________?

 

AW  En ce qui me concerne, un Lévrier Whippet noir et blanc nommé Spot.

 

 

EQ3  Si vous ne pouviez voir le monde qu’en trois couleurs, quelles seraient-elles et pourquoi?

 

AW  Voilà peut-être la question la plus bizarre que l’on m’ait jamais posée. En toute honnêteté, je ne me suis jamais imposé de limites quand il s’agit de la couleur!

 

 

EQ3  Quelle est la destination la plus inspirante que vous avez visitée ou souhaiteriez visiter?

 

AW  L’Inde. J’y suis allé quelques fois pour le travail, mais j’aimerais avoir l’occasion de voyager à travers tout le pays.

 

 

EQ3  Quelle est la chanson la plus jouée de votre musicothèque?

 

AW  En fait, nous avons un tourne-disque à la maison, et l’autre jour, l’album de Haircut One Hundred jouait à répétition. Cela m’a rappelé ma — ahem — jeunesse…

 

 

EQ3  Quel est l’objet-vedette dans votre propre demeure?

 

AW  La vedette est probablement partagée entre une ancienne peinture de clown sur notre mur-galerie et notre canapé odieusement voyant et surchargé de motifs.

 

 

Entrevue : Sam Grawe d’Herman Miller

juin 23, 2014

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À plusieurs reprises sur notre blogue, nous avons fait référence à WHY, une série d’essais en ligne par Herman Miller. À travers une collection d’histoires, d’entrevues et de vidéos, la série d’essais invite les lecteurs à découvrir pourquoi la société Herman Miller fait ce qu’elle fait. Herman Miller a trouvé une façon de rendre « WHY » – une publication comprenant 4000 mots et une vidéo de 108 secondes couvrant 108 années de l’histoire du design — à la fois ludique et riche en contenu sans qu’elle soit déconcertante.

 

Curieux de connaître l’effort qu’on a dû mettre pour élaborer ces histoires, nous avons interviewé Sam Grawe, le directeur de la rédaction chez Herman Miller et l’homme responsable de la série « WHY ». Grawe s’intéresse au design depuis son jeune âge. Au collège, il a étudié les arts et l’histoire de l’architecture, à travers lesquels il a développé ses connaissances sur le design du 20e siècle. Grawe est devenu rédacteur en chef de la populaire publication d’architecture Dwell Magazine. Onze ans plus tard, Grawe a commencé à travailler pour Herman Miller — d’abord comme consultant, puis comme directeur de la rédaction à temps plein.

 

Il n’est pas étonnant qu’il privilégie le modernisme, considérant qu’Eames, Nelson et Girard font la une sur sa liste personnelle des héros du design.

 

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Pages couverture de la publication « WHY » d’Herman Miller (version imprimée)

 

EQ3  Qu’est-ce qui vous a incité à passer de consultant à un travail à temps plein avec Herman Miller?

 

SAM GRAWE  Il existe très peu de sociétés dans le monde qui sont vraiment orientées sur le design, même aux États-Unis, et l’histoire du design chez Herman Miller, y compris Nelson, Eames, et Girard, est l’une des plus racontées. Ils sont tous mes héros depuis longtemps, notamment Nelson et Girard, surtout que Nelson était rédacteur en chef pour un magazine avant de devenir designer de meubles et directeur artistique chez Herman Miller. Je crois que c’était la possibilité de travailler avec un tel héritage incroyable et de rechercher une façon de le transmettre aujourd’hui.

 

C’est aussi le simple fait de faire partie d’une organisation qui est vraiment dédiée à la résolution de problème à travers le design, et ce que cela signifie pour le 21e siècle et plus tard.

 

 

EQ3  Est-ce que le design vous a toujours intéressé? Avez-vous des antécédents ou est-ce quelque chose qui vous vient naturellement?

 

SG En fait, si je revois ma jeunesse, je pense que j’étais pas mal obsédé par Lego. Que ce soit mes parents qui me le disaient ou à cause de mon apprentissage, j’ai toujours cru que j’allais être un architecte. J’ai étudié l’architecture et histoire de l’architecture, et j’ai finalement étudié histoire de l’art. Mais, puisque j’étudiais l’histoire de l’art, j’ai aussi fait connaissance avec l’histoire du design du 20e siècle aussi.

 

Puis j’ai déménagé dans la région de la baie à la fin des années 90 et je suis devenu de plus en plus intéressé par le design industriel et de meubles. Je savais que je voulais travailler en quelque sorte dans le domaine du design. Je pensais à ce moment-là que j’allais retourner à l’école pour compléter un diplôme en design, mais j’ai fini par aller travailler pour un homme nommé Bruce Burdick, qui, en fait, a dessiné la table Burdick d’Herman Miller dans les années 80. J’ai travaillé pour Bruce pendant environ deux années à San Francisco, puis j’ai commencé à travailler pour Dwell (Magazine) en 2000, juste après la sortie du premier numéro.

 

Évidemment, j’ai reçu une superbe formation pendant mes onze années chez Dwell — et j’ai été grandement sensibilisé à l’architecture contemporaine et au design contemporain. J’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de gens et de voir énormément de choses. C’était l’un des plus grands plaisirs reliés à ce travail.

 

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C’est sur le concept « Living Office » que s’appuie Herman Miller pour comprendre l’avenir du design de bureau.

 

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EQ3  À quoi ressemble aujourd’hui une de vos journées typiques en tant que directeur de la rédaction chez Herman Miller?

 

SG  Je ne sais pas s’il existe une journée typique, mais je suis impliqué dans un grand nombre de projets divers. Je suis responsable de toute la rédaction, mais également de mes propres projets éditoriaux.

 

Aussi, je travaille très étroitement avec l’équipe de design de marque qui se compose de tous les designers en interne. C’est eux qui s’occupent de nos espaces, nos graphiques et notre travail numérique. « Par quels moyens transmettons-nous les messages qu’Herman Miller se doit de transmettre? Et, quels médias allons-nous utiliser pour mieux les transmettre? » Puis, « Comment allons-nous réaliser ceci? »

 

J’ai aussi collaboré très étroitement avec l’équipe principale qui a mis en place le concept Living Office, sur lequel repose l’interprétation d’Herman Miller sur l’avenir du travail et du design de bureau. Je pense que n’importe qui chez Herman Miller vous dira que nous sommes en quelque sorte une culture de réunion. Il y a beaucoup d’équipes interfonctionnelles et les choses se passent d’une manière plutôt organique entre ces équipes.

 

 

EQ3  Vous avez dit que vous travailliez avec différents médiums. Est-ce qu’il y en a un en particulier que vous trouvez le plus gratifiant?

 

SG  Je trouve qu’il y a ultimement toujours quelque chose de satisfaisant quant au média imprimé. C’est en quelque sorte une conclusion. On peut le tenir dans nos mains, car c’est un objet. Une fois que c’est fait, c’est fini.

 

D’autre part, j’ai présentement un énorme coup de cœur pour Instagram. Quant à moi, Instagram est probablement le plus satisfaisant des médias sociaux tant au niveau personnel qu’au niveau du compte Instagram d’Herman Miller avec lequel nous nous amusons beaucoup. Mais, ce n’est que parce que c’est un médium visuel, et que dans un sens, cela semble moins promotionnel que d’autres formats.

 

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L’exposition éphémère « Alexander Girard: An Uncommon Vision » célébrant la première réintroduction de meubles et de panneaux de tissus sérigraphiés archivés (la semaine New York Design, mai 2014)

 

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EQ3  Avez-vous alors des projets particuliers qui sont en tête de liste?

 

SG  Je dois dire que c’est le récent travail que nous avons fait pour la vitrine de l’exposition éphémère d’Alexander Girard à New York.

 

J’ai toujours eu une passion suprême pour Alexander Girard depuis que l’un de mes amis m’a fait prendre connaissance de ses oeuvres en 2001, je crois. Il était moins connu que Nelson et Eames, à ce moment-là. De plusieurs façons, ses œuvres étaient plutôt passagères. Il faisait des textiles, et il réalisait des décors intérieurs de restaurants et de bureaux. Ce sont les genres de choses qui se font modifier ou qui disparaissent. Je suis également d’avis qu’il a réalisé tellement d’œuvres qu’à moins de creuser, on ne réalise pas vraiment à quel point il était polyvalent et a réellement touché à tout. Mais quand on commence à découvrir son monde, ça nous étonne. C’est une inépuisable source de trésors.

 

À certains égards, il est injuste de le présenter que sur une simple table – surtout pour un monde qui ne le connaît pas aussi bien qu’Eames ou Nelson — sans donner plus de contexte sur ce qu’il a accompli dans sa vie.

 

 

EQ3  Nous avons beaucoup parlé de la série « WHY » sur notre blogue et nous l’aimons vraiment! Nous sommes curieux de savoir comment cette série d’essais particulière s’est développée, car c’est une variante qui diffère quelque peu d’un blogue.

 

SG  Mes collègues Steve Frykholmand et Clark Malcom ont réalisé une revue intitulée « See » au milieu des années 2000, qui était une magnifique publication haut de gamme, et je crois qu’ils ont publié 6 numéros dans le temps. Ils ont tout simplement lancé un nouveau magazine intitulé « WHY », qui fut l’un des premiers projets sur lequel j’ai travaillé. Nous avons imprimé 3 numéros de « WHY ».

 

Le concept est « Pourquoi la société Herman Miller fait ce qu’elle fait? » S’il n’y a pas une raison assez forte, il n’y a donc aucun intérêt à le faire. Et c’est, sans aucun doute, la philosophie que nous adoptons dans notre façon d’aborder les choses chez Herman Miller – nos produits, notre marketing et tout. Nous désirons vivement que toutes ces choses aient un but, et « WHY » est vraiment le mécanisme à travers lequel on anime cette conversation, que ce soit sous forme imprimée, sur les médias sociaux ou en format numérique. Nous avons démarré en ligne en juillet dernier et je pense que nous avons produit environ 35 histoires depuis la dernière année.

 

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EQ3  D’où viennent vos idées pour ces histoires? Où puisez-vous votre inspiration?

 

SG  Nous collaborons de façon un peu programmatique avec le service de marketing alors nous basons ce que nous faisons avec « WHY » sur ce que l’entreprise fait au niveau des affaires.

 

J’ai pu apporter certains grands personnages – mes collègues Amber Bravo et Everett Pelayo — qui ont un très bon sens de la rédaction et de la façon de donner vie à une histoire. Puis, nous prenons ce qui se passe dans le monde d’Herman Miller et nous tenons des réunions de rédaction. Il s’agit d’un processus presque comme n’importe quel magazine. Nous tenons des réunions de présentations et des réunions créatives, et nous nous asseyons ensemble et nous exprimons nos idées. Celle qui est droit au but ou qui s’y rapproche le plus est celle que nous poursuivons. Mais encore une fois, tout revient à « Quel est le meilleur moyen de donner vie à ce contenu ». Nous ne sommes pas mariés à une quelconque approche. Donc, parfois, il peut s’agir d’une vidéo ou d’un reportage photo, et parfois il peut s’agir d’une entrevue de 2000 mots.

 

Provenance des images : Toutes les photographies sont une gracieuseté d’Herman Miller

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