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Kenneth Lavallee

juin 2, 2015

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C’est en admirant ses imprimés exposés au café Parlour de la rue Main que j’ai pris connaissance de l’artiste winnipegois Kenneth Lavallée pour la première fois il y a quelques années. Illustrant deux personnages moitié-humains moitié-hiboux qui semblaient danser ensemble ou se consoler l’un et l’autre, ses œuvres m’apparaissaient quelque peu folkloriques, mais élégant, tout en évoquant une intimité qui m’attirait. Depuis lors, je me suis familiarisé davantage avec l’ouvrage de Lavallée, admirant son doux talent de dessinateur et la riche palette de couleurs harmonieuses avec laquelle il inonde ses peintures, ses murales, ses gravures et son graphisme. Bien qu’il semble toujours détendu et à l’aise, il est très occupé à traiter des commandes depuis son exposition solo à la Galerie d’art de Kelowna en avril 2014. Dernièrement, il a capturé l’imagination des Winnipegois en proposant d’enrober complètement un bâtiment délabré du nord de la rue Main avec une murale d’étoiles graphiques. J’ai récemment visité Lavallée dans son studio du quartier de la Bourse de Winnipeg, et j’ai eu l’occasion de parler avec lui au sujet de son approche artistique et d’apercevoir sa nouvelle œuvre en cours.

 

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BB : Qu’est-ce qui fait de vous un bon peintre?

 

KL : Je ne sais pas si je suis un bon peintre, mais en tant qu’artiste, j’ai des idées qui sont les mieux transmises à travers la peinture. Comme cette idée récente pour la rue Main. Vous savez, j’ai toujours rêvé et visualisé ce qui pourrait être. Je veux que ma ville brille et paraisse bien. Je ne sais pas si je pourrais me fier à quelqu’un d’autre pour le faire, donc je dois juste trouver les moyens et m’essayer. Je pense que c’est ce que je fais depuis quelque temps en tant qu’artiste.

 

BB : Comment savez-vous si une peinture fait l’affaire alors? Comment la jugez-vous?

 

KL : J’ai ces toiles depuis un mois maintenant et elles sont toutes apprêtées. Comtempler une toile vierge est ma partie préférée du processus créatif. J’imagine toutes les différentes possibilités. Mais il arrive un moment où l’on doit tout simplement prendre son pinceau en main et se mettre à peindre. Une fois que j’ai appliqué les premiers coups de pinceau, je me sens bien et il se passe quelque chose. Il faut prendre des décisions, les suivre et se faire confiance. En fait, j’ai découvert que si j’arrête pour prendre une pause et y revenir peut-être une semaine plus tard, il est possible qu’une partie de la magie soit disparue. Parfois, il faut juste persévérer. J’ai déjà eu certaines œuvres qui ont trainé en longueur et qui sont presque devenues une corvée. La flamme était disparue. Toutefois, il arrive parfois que si je lâche prise pendant un mois ou deux, la flamme se rallume! Je regarde certaines de ces toiles que j’ai ici : je ne les ai pas encore terminées, mais je ne suis pas prêt à les continuer. Il y a encore quelque chose à faire.

 

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BB : Aimez-vous travailler sur plusieurs œuvres en même temps?

 

KL : Oui! Voilà le plus grand avantage d’avoir son propre studio. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. Avant, je travaillais dans ma chambre, sur une oeuvre à la fois, du début à la fin. Je trouve qu’il est difficile d’évoluer en ne réalisant qu’une seule chose à la fois. C’est tellement agréable d’avoir de l’espace pour tout étaler et tout voir en même temps. Je veux réaliser une série d’œuvres au lieu de créer sur commande et de façon ponctuelle. C’est tellement plus excitant et amusant de réaliser des œuvres sans connaître le résultat final et de travailler sur un tas de choses à la fois.

 

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BB : Est-il important pour vous d’exposer vos oeuvres dans les galeries? Est-ce que cela fait partie de votre stratégie?

 

KL : L’évènement à Kelowna (son exposition solo « L’homme et la nature » à la Galerie d’art de Kelowna en 2014, organisée par Jenny Western) était un bonne chose et certainement ultra important. Je n’ai jamais eu beaucoup d’occasions d’exposer mes oeuvres dans les galeries. Ce fut une grande opportunité. Chacune des autres galeries où j’ai déjà exposé n’était que l’entrepôt vacant d’un ami — seulement quelques murs. Et ce n’était que des amis qui venaient et pas vraiment de la clientèle. Mais, j’aimerais faire une autre exposition cet été et je pense que ça sera ici – je vais faire le ménage, vous comprenez? J’ai ma propre galerie ici! Il est néanmoins agréable de recevoir des honoraires d’une vraie galerie! J’ai ma rétrospective à la WAG, mais je continue à travailler les rues Selkirk et Main.

 

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The Bush, 2014, acrylique sur toile, 48 x 72 po (121,9 x 182,8 cm). Exposée par Lavallée à la Galerie d’Art de Kelowna en 2014.

 

BB : Vous avez fait des murales et des peintures sur des bâtiments. Y a-t-il une relation entre la peinture et l’architecture qui vous intéresse?

 

KL : Le centre-ville de Winnipeg est drôle, vous savez. N’a-t-il pas été comparé à une bouche avec un tas de dents manquantes? Toutes ces choses que nous avons démolies nous ont laissés avec ces magnifiques toiles vierges géantes qui ne demandent qu’à être revêtues! Qui veut regarder un mur géant composé que de sales briques? Elles sont si bien ensoleillées et nous pourrions tellement les améliorer! J’essaie tout simplement de travailler aux alentours de Winnipeg et de combler les manques. Il y a des jours où je peux marcher pendant trois heures et me dire : « Je veux ce mur, et puis ce mur, et ce mur aussi… ». J’ai des projets, c’est certain. Mais, je ne veux pas peindre sur les bâtiments du patrimoine historique. Tout a commencé par le restaurant Deer & Almond et un mur en bloc de béton effrité. Je disais : « Permettez-moi de jeter un peu de peinture là-haut! » Même que ce fut difficile de convaincre le propriétaire, car il croyait que le mur était parfait dans son état actuel.

 

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Système solaire, 2013, murale extérieure commandée par le restaurant deer + almond  pour la Nuit blanche 2013.

 

BB : Les gens sont réticents?

 

KL : Tellement réticents! Dans le district de la Bourse du moins. On veut le préserver pour l’industrie cinématographique. Mais, on ne peut pas vivre dans le passé — une centaine d’années dans le passé — pour toujours. Il arrive un moment où l’on doit avancer. La vie, c’est fait pour les vivants! Il y a cent ans, on peignait sur les murs et maintenant, nous les regardons s’effriter. Pourquoi ne pouvons-nous pas simplement peindre sur les murs et continuer de le faire pendant les prochains cent ans?

 

BB : Les contours francs et la couleur semblent être votre signature, est-ce exact? Quels sont les autres éléments qui constituent vos œuvres?

 

KL : Les contours francs et la couleur, c’est pas mal précis. Je pense que dès que j’ai terminé l’école secondaire, mon objectif pour mes études postsecondaires était d’étudier le design graphique. J’ai toujours apprécié le bon design, le bon design épuré. Je pense que mon livre préféré est ce livre sur les marques de commerces américaines. Vous savez, on y retrouve un tas de logos ultras épurés qui sont si jolis en noir et blanc. Je me suis toujours vivement intéressé aux choses bien conçues. J’ai appris Photoshop à un jeune âge et je concevais mes propres sites Internet…

 

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BB : Donc, le plaisir de peindre pour vous est en grande partie la conception?

 

KL : Ah bien sûr, et de réaliser des murales puis concevoir un paysage urbain. J’ai été très critiqué à l’école des arts pour mes peintures. Soit qu’on ne disait pas grand-chose, soit qu’on me reprochait de ne réaliser que du graphisme. On considérait que mes œuvres n’étaient que des conceptions graphiques. Ils avaient peut-être raison, je ne sais pas.

 

BB : Quels sont les défis lorsqu’on travaille comme peintre à temps plein? C’est un travail assez romantique, mais quelle est la…

 

KL : La réalité? Euh, ne jamais avoir d’argent! Sacrifier toute forme de divertissement, sorties, repas à l’extérieur, même le paiement du loyer. Ce n’est pas tout le monde qui arriverait à le faire, je pense. Et je me demande ce que je fais là. On se doute beaucoup quand on ne sait pas d’où viendra notre prochain repas, mais quand on est à notre plus bas, soit qu’il arrive de bonnes choses, soit que l’on vend quelque chose. C’est donc un parcours houleux, mais je sais que je suis dans la bonne voie. Il faut se donner le temps. J’ai cette magnifique vue sur tous ces vieux bâtiments, ce joli toit où je peux esquisser au soleil ou encore, au pied de l’immeuble de la TD où tout le monde porte des habits et passe son temps en réunions. J’aime ça! C’est très romantique. Je suis un millionnaire si je calcule combien je suis heureux et satisfait de la façon dont je passe mes journées. Je suis maître de moi-même. Je me permets d’explorer mon cerveau et mon savoir-faire et les gens réagissent bien alors c’est agréable.

 

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BB : Est-ce que votre style évolue? Quel est le fil conducteur de votre nouvelle série d’œuvres?

 

KL : Je vois certainement le parcours. Depuis l’exposition à Kelowna, j’ai dû réfléchir aux raisons pour lesquelles je suis artiste, me demander quel est l’objet de mes œuvres et quelles œuvres je me dois de réaliser. Et je me suis rendu compte que cela a beaucoup à voir avec l’étape où je suis rendu, mon environnement. Je peins donc toujours des plantes dans ma chambre ou des fleurs chez Natalie et les choses que je visualise. Tout n’est encore qu’un journal de ma vie en ce moment, des images. C’est tout ce que j’en sais.

5 questions avec Evin Collis

jan 30, 2015

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Evin Collis est natif de Winnipeg au Manitoba où il a été élevé. Après avoir obtenu un baccalauréat en beaux-arts avec une majeure en dessin et peinture à L’Université de l’école d’art et du design de l’Ontario en 2010, il retourne à Winnipeg où il se fait embaucher par Via Rail et travaille comme porteur à bord Le Canadien pendant un certain nombre d’années. Ses œuvres sont exposées à travers le Canada et l’Italie. Le dessin, la peinture à l’huile, la sculpture, les bandes dessinées et l’animation image par image sont les supports qu’il privilégie pour réaliser ses œuvres. Evin poursuit actuellement une maîtrise en beaux-arts à l’institut d’art de Chicago où il vit.

 

La pietà de la rivière rouge, 8 pi x 11 pi, 2013, peinture à l’huile sur toile. Photograph: Charles Venzon.

La pietà de la rivière rouge, 8 pi x 11 pi, 2013, peinture à l’huile sur toile. Photo: Charles Venzon.

 

NQ : Vos œuvres sont actuellement exposées à la Maison des artistes ici à Winnipeg. Croyez-vous qu’il y en a une en particulier qui résume vos intentions pour cette exposition?

 

CE : Je dirais que les deux plus grandes peintures — La pietà de la rivière rouge et Assiniboine Odyssey — qui sont des tableaux satiriques contemporains de l’histoire du Manitoba que j’ai complétés en 2012 et 2013 ont vraiment stimulé l’ensemble de mes œuvres destinées à La maison des Artistes.

 

Homestead Pile. 5' x 5', 2014, oil on canvas. Photographed by Charles Venzon.

Homestead Pile. 5 pi x 5 pi, 2014, peinture a l’huile sur toile. Photo: Charles Venzon.

 

NQ : Selon vous, quel support communique le mieux votre côté artistique?

 

CE : La majeure partie de mon temps est consacré à la peinture et au dessin. Les sculptures que j’ai créées pour l’exposition sont issues des peintures. Les animations que j’ai réalisées dans le passé sont aussi étroitement liées à la peinture et au dessin. Bien que j’adore expérimenter et jouer avec d’autres supports, je m’informe par la peinture et le dessin.

 

Hydra-Goose, 2015, plaster, wood, metal, epoxy, paint, leather, feathers. Photographed by Charles Venzon.

Hydra-Goose, 2015. Plâtre, bois, métal, époxy, peinture, cuir, plumes. Photo: Charles Venzon.

 

NQ : Comment déterminez-vous lequel sera votre prochain projet?

 

CE : J’y vais selon mon intérêt du moment; souvent, un projet me conduit au prochain. Je dessine à partir d’un large éventail d’influences et de matières brutes. Parfois, je désire essayer quelque chose de très différent. Il n’y a pas de formule exacte.

 

Assiniboine Odyssey. 2010, 8' x 10', peinture à l’huile et plumes sur toile. Photo: Charles Venzon.

Assiniboine Odyssey. 2010, 8′ x 10′, peinture à l’huile et plumes sur toile. Photo: Charles Venzon.

 

NQ : Comment décririez-vous votre demeure ou studio?

 

CE : En ce moment, je passe la plupart de mon temps dans un studio situé à l’intérieur de l’école, près de l’étage supérieur d’un immeuble très haut. Dans un espace commun tout près de mon espace-travail, il y a une vue dégagée imprenable sur le lac Michigan — je pense que l’on peut même voir l’Indiana de là-haut. Ce studio est presque mon chez-moi et j’ai constamment plusieurs projets en cours.

 

Commerce, Prudence, Industry Collage. 2015.Photograph: Charles Venzon.

Commerce, Prudence, Industry. 2015. Photo: Charles Venzon.

 

NQ : Qu’est-ce qui vous motive le plus à vous réveiller et faire ce que vous faites chaque jour?

 

CE : Continuer à créer, continuer à apprendre et m’efforcer de devenir un meilleur artiste-peintre.

Nos Mains – Marcy

déc 22, 2014

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Marcy

 

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5 questions avec Marcy, couturière en chef :

 

Charles – Depuis combien de temps êtes-vous couturière?

Marcy – 24 ans.

C – Qu’est-ce que vos mains font à longueur de la journée?

M – Elles distribuent et organisent le travail.

C – Qu’est-ce qui rend vos mains uniques?

M – Elles sont ambidextres.

C – Souhaiteriez-vous changer quelque chose au sujet de vos mains? Si oui, quoi?

M – Ma main droite est un peu croche (elle rit). J’aimerais peut-être la faire redresser (elle sourit).

C – Que préférez-vous tenir dans vos mains?

M – C’est plus fort que moi. Quand je vais à l’épicerie et que je passe dans l’allée où se trouvent les guimauves, je ressens le besoin de les presser! La guimauve est la chose que je préfère tenir dans mes mains.

 

5 questions pour Edholm Ullenius

déc 8, 2014

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Sissi Edholm et Lisa Ullenius sont les fondatrices d’Edholm Ullenius, un studio de conception graphique et d’illustration situé à Stockholm. Depuis 2002, Edholm Ullenius travaille pour un large éventail de clients et réalise de magnifiques articles, y compris notre vaisselle et nos serviettes de table Kayak. Ils ont très récemment accepté notre mandat de concevoir une gamme d’impressions inspirées du milieu du siècle. Il en est issu une collection cohérente et amusante de dessins au trait saisissants et jeux de couleurs vives. Les impressions ont été sculptées sur des blocs puis estampées à la main sur du papier recyclé.

 

La collection Avenue est conçue pour s’insérer parfaitement dans les nouveaux cadres Edge. C’est toujours un plaisir de travailler avec Edholm Ullenius. Chez EQ3, nous sommes très fébriles face au lancement officiel de ces œuvres d’art qui sauront agrémenter vos beaux espaces! Procurez-en une pour offrir en cadeau ou pour vous-même.

Lisa Ullenius + Sissi Edholm of Edholm Ullenius

 

Nina Quark : Quel a été le moment précis où vous avez su que vous vouliez poursuivre une carrière en graphisme?

 

Edholm Ullenius : Nous le ressentions déjà toutes les deux depuis que nous étions très jeunes. Vers la fin de l’école secondaire, notre intuition était incroyablement forte et nous avons toutes les deux réalisées que ce pourrait devenir notre gagne-pain, alors nous avons commencé à planifier la façon dont nous pourrions atteindre cet objectif. Le chemin qui nous a menés là où nous sommes aujourd’hui a été long et sinueux, mais nous n’aurions pas voulu manquer l’occasion de vivre ces expériences.

AVENUE Print 1- 5" x 7"

NQ : À quelle phase d’un projet êtes-vous les plus heureuses?

 

EU : Au début et à la fin. Au milieu nous avons habituellement le sentiment de n’avoir aucune idée de ce que nous faisons. C’est comme un tour de montagnes russes que nous souhaitons se terminera avec le sentiment d’avoir surpassé notre niveau de créativité. Nous aimons le dicton : « Donnez toujours aux clients ce dont ils ont besoin et non ce qu’ils croient vouloir ».

AVENUE Print 2-  5" x 7"

NQ : Selon vous, quelle méthode ou quel support dépeint le mieux ce que vous essayez de communiquer?

 

EU : Nous sommes très reconnaissants de pouvoir travailler avec de nombreux matériaux et produits, mais nous devons admettre que nous préférons le textile. La texture du textile ajoute un petit quelque chose et les possibilités de création sont sans fin.

AVENUE Print 1- 8" x 10"

NQ : Quelle a été votre inspiration pour les impressions Avenue?

 

EU : Nous avons été inspirés par le style naïf du design du milieu du siècle (1950/1960). Nous avons aussi laissé aller notre imagination afin de créer quelque chose d’abstrait, mais empreint de caractère.

AVENUE Print 2-  8" x 10"

NQ : Quel prochain projet aimeriez-vous réaliser — individuellement ou en duo?

 

EU : Nous aimerions collaborer avec des architectes afin de réaliser nos conceptions à plus grande échelle, comme sur la devanture d’une maison par exemple. Nous sommes toutes les deux fascinées par la science et devons cependant dire que notre client de rêve est la NASA.

AVENUE Print 11" x 14"

10 questions pour Chelsea Maier

nov 14, 2014

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Chelsea Maier est la très talentueuse dirigeante de la jeune et florissante entreprise In Plan View, qui a pour mission d’habiller nos tables pour qu’elles soient ultras belles! Son obsession pour les textiles l’a menée à créer ici à Winnipeg une collection aux couleurs vives, texturée et ornée de motifs qui contient un peu de tout. Elle est également la fondatrice de Summer Skin Clothing, société sœur d’In Plan View. Quand elle n’est pas occupée à créer ses propres articles, elle enseigne l’art à des enfants au studio Artful Owl. Elle déborde de passion pour son travail et d’amour pour Winnipeg. Il est possible qu’elle nous quitte pour la Colombie-Britannique dans la nouvelle année, mais elle continuera certainement à nous inspirer, peu importe où elle se trouve. Heureusement pour elle (et vous), EQ3 a préparé une réplique à sa dernière réponse – à venir bientôt!

 

 

Nina Quark: Dans quelle pièce de votre maison préférez-vous passer votre temps?

 

Chelsea Maier: Ma chambre. Particulièrement, l’endroit où se trouve le lit dans ma chambre à coucher. Je pense que le lit est une toile vierge sur laquelle on compose notre style à l’aide de literie, de jetés, de coussins décoratifs et du cadre de lit lui-même. C’est l’endroit où le confort et la déco se complètent le mieux et sans excuses. À côté du lit se trouve mon meuble préféré : la table de chevet. Je les ai toutes eues; que ce soit le chariot à lait inversé, les tabourets ou des tables de chevet plus classiques. L’emplacement de la table de chevet est mon endroit préféré de la chambre, car il abrite toutes les meilleures choses de la vie comme des grandes piles de livres, des lampes, des plantes, des fleurs fraîches, de l’eau la nuit, du café le matin, des photographies, de l’art… et un carnet de croquis au cas où l’on n’arrive pas à s’endormir parce qu’on a la tête pleine d’idées…

 

 

NQ: Quel a été le point culminant de votre été?

 

CM: J’ai eu un été fou! Je pense que je n’ai pas passé deux jours de suite au même endroit. Disons que le point culminant était lorsque je me suis trouvée à errer dans les rues de Vancouver en plein soleil en me disant : « Ce sera notre nouveau chez nous à la nouvelle année ».

 

In Plan View

 

NQ: À quoi avez-vous le plus hâte avec l’hiver qui approche?

 

CM: Voir quelle magie les habitants nous auront préparée en cette saison. Quand je suis arrivé ici, je croyais que, pendant le creux de l’hiver, les Winnipegois hivernaient ou autre chose du genre. C’est tout à fait le contraire. Il y a tant de choses à faire, car les Winnipegois voient l’hiver comme une opportunité. J’ai hâte de voir les nouveaux abris. J’ai hâte de voir prendre vie les nouveaux rendus de Raw:Almond. J’ai hâte de découvrir tous les nouveaux restaurants qui vont ouvrir et j’ai hâte de patiner une ou cinq fois sur le sentier de la rivière. Qu’en est-il de l’expression sur le visage des gens qui profitent du plein air en dévalant la rivière gelée sur des patins? C’est de la pure joie. Ici, l’hiver n’a pas de prix si l’on s’y abandonne, si l’on en fait son ami.

 

 

NQ: Quelle est la chose la plus inspirante qui peut se produire pendant votre semaine?

 

CM: En ce moment, je donne 9 cours d’art dans un studio d’art local pour enfants. Cela m’inspire quotidiennement. Cette semaine, j’ai demandé à un groupe de filles dans un de mes cours de terminer la phrase « Quand je fais de l’art, je me sens :… » et l’une des filles a écrit : « Quand je fais de l’art, je me sens : heureuse et confiante. Excitée comme si je pouvais faire de l’art éternellement. Je me sens comme si je pouvais être une artiste ». Je pense que je vais l’encadrer.

 

In Plan View

 

NQ: Avec autant de nouveaux endroits où manger, est-ce qu’il y en a un en particulier qui vous a vraiment impressionné?

 

CM: Eh bien, je suis en train de vous écrire depuis le magasin The Store Next Door qui vient d’ouvrir ses portes lundi et qui appartient aux propriétaires de Chew (sur Corydon). Je suis assise à l’une des deux grandes tables en bois faits à la main. Il y a une porte de ferme en bois brut qui sépare la caféterie/boulangerie/boutique du restaurant. Les produits de boulangerie sont l’image de la perfection, il y a des plats et des sauces maison emballés dans des pots Mason pour apporter, et je viens de déguster la meilleure salade de pommes de terre de ma vie. L’énergie ici est tout simplement géniale. J’emménage.

 

 

NQ: Si vous pouviez voir n’importe quel environnement naturel de votre fenêtre, quel serait-il?

 

CM: L’océan. Ou une montagne. Ou les deux. Comme la vue de la fenêtre de cuisine chez ma grand-mère.

 

In Plan View

 

NQ: Quel artiste musical a récemment gagné votre admiration?

 

CM: Adam Cohen! Son nouvel album est magnifique. La chanson We Go Home est tellement, tellement belle. Je vais aller à sa prestation au centre culturel du West End en novembre. J’espère que je ne vais pas pleurer comme je l’ai fait quand j’ai été voir le spectacle de son père, Leonard Cohen, en avril il y a deux ans. La musique est si puissante.

 

 

NQ: Qui admirez-vous et pourquoi?

 

CM: Une seule personne?! En ce moment, il y a tellement de gens autour de moi qui m’inspirent tous les jours et font tant de grandes choses dans le monde. Je vais devoir dire que c’est une de mes meilleures amies de Winnipeg, qui a récemment pris sa vie en main et déménagé à Toronto sur un coup de tête, en prenant des risques majeurs au nom de l’aventure. C’est la première fois qu’elle part de chez elle pour vivre seule – elle doit recommencer à zéro, se trouver un emploi, etc. Mais tout cela mis à part, les conversations que nous avons eues au sujet de son intégration dans une ville nouvelle sont si inspirantes. Je crois que cela rejoint totalement le domaine du design. Je crois que le fait d’explorer et apprendre à connaître une nouvelle ville peut être un élément déclencheur du processus de conception, de changements rapides, d’améliorations, d’observations et de motivation. Vous savez ce sentiment que l’on a quand on s’achète un carnet de croquis flambant neuf et qu’on feuillète chacune de ses pages vierges? Je suis d’avis que de déménager dans une nouvelle ville ressemble exactement à cela – un mélange parfait de pression et d’anxiété, puis de possibilités et d’opportunités. Je suis vraiment fière des premiers traits qu’elle a esquissés dans son nouveau carnet.

 

In Plan View

 

NQ: Quel film avez-vous le plus hâte de voir (nouveau ou ancien)?

 

CM: Aujourd’hui, j’ai décidé que je dois revoir deux vieux films : Mary Poppins et La mélodie du bonheur. Je les ai vus quand j’étais jeune et je tiens maintenant à les découvrir en tant qu’adulte. Je veux dire moi seule, avec un verre de vin et do ré mi fa sol la si do!

 

 

NQ: Nommez un article que vous aimeriez voir s’ajouter à l’offre d’EQ3?

 

CM: In Plan View parmi la gamme EQ3+ haha… Question difficile par contre! EQ3 a une offre bien rodée et complète. Je craque totalement pour tout ce qui est fait de marbre blanc (vos tables de bout, table de salle à manger, assiette à fromages, etc.). À bien y penser, j’ai vraiment aimé votre collaboration avec des artistes dans la réalisation de taies d’oreiller, de cahiers et de sacs fourre-tout. Ce serait vraiment génial d’offrir une gamme de reproductions artistiques imprimées et prêtes à accrocher. On a tous besoin de plus d’art sur nos murs!

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