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Entrevue : Sam Grawe d’Herman Miller

juin 23, 2014

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À plusieurs reprises sur notre blogue, nous avons fait référence à WHY, une série d’essais en ligne par Herman Miller. À travers une collection d’histoires, d’entrevues et de vidéos, la série d’essais invite les lecteurs à découvrir pourquoi la société Herman Miller fait ce qu’elle fait. Herman Miller a trouvé une façon de rendre « WHY » – une publication comprenant 4000 mots et une vidéo de 108 secondes couvrant 108 années de l’histoire du design — à la fois ludique et riche en contenu sans qu’elle soit déconcertante.

 

Curieux de connaître l’effort qu’on a dû mettre pour élaborer ces histoires, nous avons interviewé Sam Grawe, le directeur de la rédaction chez Herman Miller et l’homme responsable de la série « WHY ». Grawe s’intéresse au design depuis son jeune âge. Au collège, il a étudié les arts et l’histoire de l’architecture, à travers lesquels il a développé ses connaissances sur le design du 20e siècle. Grawe est devenu rédacteur en chef de la populaire publication d’architecture Dwell Magazine. Onze ans plus tard, Grawe a commencé à travailler pour Herman Miller — d’abord comme consultant, puis comme directeur de la rédaction à temps plein.

 

Il n’est pas étonnant qu’il privilégie le modernisme, considérant qu’Eames, Nelson et Girard font la une sur sa liste personnelle des héros du design.

 

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Pages couverture de la publication « WHY » d’Herman Miller (version imprimée)

 

EQ3  Qu’est-ce qui vous a incité à passer de consultant à un travail à temps plein avec Herman Miller?

 

SAM GRAWE  Il existe très peu de sociétés dans le monde qui sont vraiment orientées sur le design, même aux États-Unis, et l’histoire du design chez Herman Miller, y compris Nelson, Eames, et Girard, est l’une des plus racontées. Ils sont tous mes héros depuis longtemps, notamment Nelson et Girard, surtout que Nelson était rédacteur en chef pour un magazine avant de devenir designer de meubles et directeur artistique chez Herman Miller. Je crois que c’était la possibilité de travailler avec un tel héritage incroyable et de rechercher une façon de le transmettre aujourd’hui.

 

C’est aussi le simple fait de faire partie d’une organisation qui est vraiment dédiée à la résolution de problème à travers le design, et ce que cela signifie pour le 21e siècle et plus tard.

 

 

EQ3  Est-ce que le design vous a toujours intéressé? Avez-vous des antécédents ou est-ce quelque chose qui vous vient naturellement?

 

SG En fait, si je revois ma jeunesse, je pense que j’étais pas mal obsédé par Lego. Que ce soit mes parents qui me le disaient ou à cause de mon apprentissage, j’ai toujours cru que j’allais être un architecte. J’ai étudié l’architecture et histoire de l’architecture, et j’ai finalement étudié histoire de l’art. Mais, puisque j’étudiais l’histoire de l’art, j’ai aussi fait connaissance avec l’histoire du design du 20e siècle aussi.

 

Puis j’ai déménagé dans la région de la baie à la fin des années 90 et je suis devenu de plus en plus intéressé par le design industriel et de meubles. Je savais que je voulais travailler en quelque sorte dans le domaine du design. Je pensais à ce moment-là que j’allais retourner à l’école pour compléter un diplôme en design, mais j’ai fini par aller travailler pour un homme nommé Bruce Burdick, qui, en fait, a dessiné la table Burdick d’Herman Miller dans les années 80. J’ai travaillé pour Bruce pendant environ deux années à San Francisco, puis j’ai commencé à travailler pour Dwell (Magazine) en 2000, juste après la sortie du premier numéro.

 

Évidemment, j’ai reçu une superbe formation pendant mes onze années chez Dwell — et j’ai été grandement sensibilisé à l’architecture contemporaine et au design contemporain. J’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de gens et de voir énormément de choses. C’était l’un des plus grands plaisirs reliés à ce travail.

 

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C’est sur le concept « Living Office » que s’appuie Herman Miller pour comprendre l’avenir du design de bureau.

 

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EQ3  À quoi ressemble aujourd’hui une de vos journées typiques en tant que directeur de la rédaction chez Herman Miller?

 

SG  Je ne sais pas s’il existe une journée typique, mais je suis impliqué dans un grand nombre de projets divers. Je suis responsable de toute la rédaction, mais également de mes propres projets éditoriaux.

 

Aussi, je travaille très étroitement avec l’équipe de design de marque qui se compose de tous les designers en interne. C’est eux qui s’occupent de nos espaces, nos graphiques et notre travail numérique. « Par quels moyens transmettons-nous les messages qu’Herman Miller se doit de transmettre? Et, quels médias allons-nous utiliser pour mieux les transmettre? » Puis, « Comment allons-nous réaliser ceci? »

 

J’ai aussi collaboré très étroitement avec l’équipe principale qui a mis en place le concept Living Office, sur lequel repose l’interprétation d’Herman Miller sur l’avenir du travail et du design de bureau. Je pense que n’importe qui chez Herman Miller vous dira que nous sommes en quelque sorte une culture de réunion. Il y a beaucoup d’équipes interfonctionnelles et les choses se passent d’une manière plutôt organique entre ces équipes.

 

 

EQ3  Vous avez dit que vous travailliez avec différents médiums. Est-ce qu’il y en a un en particulier que vous trouvez le plus gratifiant?

 

SG  Je trouve qu’il y a ultimement toujours quelque chose de satisfaisant quant au média imprimé. C’est en quelque sorte une conclusion. On peut le tenir dans nos mains, car c’est un objet. Une fois que c’est fait, c’est fini.

 

D’autre part, j’ai présentement un énorme coup de cœur pour Instagram. Quant à moi, Instagram est probablement le plus satisfaisant des médias sociaux tant au niveau personnel qu’au niveau du compte Instagram d’Herman Miller avec lequel nous nous amusons beaucoup. Mais, ce n’est que parce que c’est un médium visuel, et que dans un sens, cela semble moins promotionnel que d’autres formats.

 

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L’exposition éphémère « Alexander Girard: An Uncommon Vision » célébrant la première réintroduction de meubles et de panneaux de tissus sérigraphiés archivés (la semaine New York Design, mai 2014)

 

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EQ3  Avez-vous alors des projets particuliers qui sont en tête de liste?

 

SG  Je dois dire que c’est le récent travail que nous avons fait pour la vitrine de l’exposition éphémère d’Alexander Girard à New York.

 

J’ai toujours eu une passion suprême pour Alexander Girard depuis que l’un de mes amis m’a fait prendre connaissance de ses oeuvres en 2001, je crois. Il était moins connu que Nelson et Eames, à ce moment-là. De plusieurs façons, ses œuvres étaient plutôt passagères. Il faisait des textiles, et il réalisait des décors intérieurs de restaurants et de bureaux. Ce sont les genres de choses qui se font modifier ou qui disparaissent. Je suis également d’avis qu’il a réalisé tellement d’œuvres qu’à moins de creuser, on ne réalise pas vraiment à quel point il était polyvalent et a réellement touché à tout. Mais quand on commence à découvrir son monde, ça nous étonne. C’est une inépuisable source de trésors.

 

À certains égards, il est injuste de le présenter que sur une simple table – surtout pour un monde qui ne le connaît pas aussi bien qu’Eames ou Nelson — sans donner plus de contexte sur ce qu’il a accompli dans sa vie.

 

 

EQ3  Nous avons beaucoup parlé de la série « WHY » sur notre blogue et nous l’aimons vraiment! Nous sommes curieux de savoir comment cette série d’essais particulière s’est développée, car c’est une variante qui diffère quelque peu d’un blogue.

 

SG  Mes collègues Steve Frykholmand et Clark Malcom ont réalisé une revue intitulée « See » au milieu des années 2000, qui était une magnifique publication haut de gamme, et je crois qu’ils ont publié 6 numéros dans le temps. Ils ont tout simplement lancé un nouveau magazine intitulé « WHY », qui fut l’un des premiers projets sur lequel j’ai travaillé. Nous avons imprimé 3 numéros de « WHY ».

 

Le concept est « Pourquoi la société Herman Miller fait ce qu’elle fait? » S’il n’y a pas une raison assez forte, il n’y a donc aucun intérêt à le faire. Et c’est, sans aucun doute, la philosophie que nous adoptons dans notre façon d’aborder les choses chez Herman Miller – nos produits, notre marketing et tout. Nous désirons vivement que toutes ces choses aient un but, et « WHY » est vraiment le mécanisme à travers lequel on anime cette conversation, que ce soit sous forme imprimée, sur les médias sociaux ou en format numérique. Nous avons démarré en ligne en juillet dernier et je pense que nous avons produit environ 35 histoires depuis la dernière année.

 

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EQ3  D’où viennent vos idées pour ces histoires? Où puisez-vous votre inspiration?

 

SG  Nous collaborons de façon un peu programmatique avec le service de marketing alors nous basons ce que nous faisons avec « WHY » sur ce que l’entreprise fait au niveau des affaires.

 

J’ai pu apporter certains grands personnages – mes collègues Amber Bravo et Everett Pelayo — qui ont un très bon sens de la rédaction et de la façon de donner vie à une histoire. Puis, nous prenons ce qui se passe dans le monde d’Herman Miller et nous tenons des réunions de rédaction. Il s’agit d’un processus presque comme n’importe quel magazine. Nous tenons des réunions de présentations et des réunions créatives, et nous nous asseyons ensemble et nous exprimons nos idées. Celle qui est droit au but ou qui s’y rapproche le plus est celle que nous poursuivons. Mais encore une fois, tout revient à « Quel est le meilleur moyen de donner vie à ce contenu ». Nous ne sommes pas mariés à une quelconque approche. Donc, parfois, il peut s’agir d’une vidéo ou d’un reportage photo, et parfois il peut s’agir d’une entrevue de 2000 mots.

 

Provenance des images : Toutes les photographies sont une gracieuseté d’Herman Miller

Entrevue : Beau Oyler d’Urbio

mai 28, 2014

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Nous avons pris du temps sur l’heure du lunch pour nous entretenir au téléphone avec Beau Oyler, cofondateur et porte-parole du partenaire d’EQ3+, Urbio, juste avant son départ pour la foire internationale de l’ameublement contemporain de New York (l’ICFF)! Beau est un designer industriel situé à Oakland, en Californie. Lui et son partenaire d’affaires Jared Aller ont démarré Enlisted Design, une agence de design classique qui développe des produits pour ses clients, y compris des images de marque, des emballages et des designs industriels. « C’est une approche au design qui est très collaborative, nous dit Beau, dans laquelle nous effectuons la conception avec nos clients ici même dans le studio afin de créer des produits avec eux. »

 

Puis, en 2010, après avoir travaillé sur de nombreux projets pour d’autres clients, Beau et Jared ont décidé qu’il était temps que leur studio conçoive son propre produit. Ils ont commencé à faire du remue-méninge afin de déterminer où le besoin pour un produit bien conçu se trouvait, et quel genre de produit aurait un impact dans le monde et non seulement dans la communauté du design. C’est ainsi qu’ils ont conçu Urbio, un système mural modulaire primé qui peut être utilisé comme jardin vertical dans les petits espaces urbains ainsi que pour l’organisation et le rangement. Urbio a été lancé en 2010 à l’aide d’une campagne rentable via Kickstarter qui a recueilli près de 80 000 $ (qui était à ce moment, l’une des plus importantes campagnes de Kickstarter). Peu de temps après, les deux hommes ont reçu un appel de l’émission Shark Tank du réseau ABC, les invitant à se présenter à l’émission.

 

La présentation fut une énorme réussite, et Urbio a par la suite gagné d’importants prix de design tels que les prestigieux Red Dot Award et International Design Award (IDA).

 

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Portrait de Beau Oyler, cofondateur d’Urbio et directeur chez Enlisted Design

 

EQ3  D’où vient l’idée de concevoir Urbio?

 

BEAU OYLER  J’ai grandi à Carmel, Californie – ce n’est qu’une petite ville côtière — et mon partenaire d’affaires a été élevé dans le Midwest à Kansas City. Donc, nous avons tous deux grandi dans des villes de banlieues pittoresques où nous avions un jardin et une cour. Puis, nous avons déménagé à San Francisco et Oakland et nous n’avions plus d’espace pour ce genre de chose et aucun accès à un jardin quelconque. Je voulais vraiment renouer avec cette idée — l’idée de planter quelque chose et de le faire pousser.

 

Nous avons donc commencé à concevoir ce système de jardinière murale magnétique et modulaire qui permet de retirer les pots pour effectuer l’arrosage puis de les replacer; et à le concevoir de façon à ce qu’on veuille le mettre sur le mur de chaque maison moderne et espace restreint — pas seulement pour faire pousser des plantes, mais aussi parce que c’est beau.

 

 

EQ3  Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ou quel est le prochain?

 

BO  Nous allons lancer un tas de nouveaux produits au cours des 12 à 18 prochains mois qui vont vraiment développer l’entreprise Urbio. Notre nouvelle gamme de produits, qui s’appelle Urbio Organize, consiste en de très simples insertions en plastique très coloré qui se glissent dans les montants existants d’Urbio et agissent comme séparateurs, de sorte que l’on peut séparer le courrier, les cartes, les stylos, les crayons, les ciseaux et tout ce qui encombre le bureau. Ils permettent de dégager ces objets de la table de travail et de les ranger à l’aide du système Urbio.

 

Parce que nous réussissons si bien dans le marché des espaces restreints, comme les appartements et les condos, où souvent, les gens sont locataires et n’ont pas le droit de visser les plaques au mur, nous avons créé un produit qu’on appelle une rondelle murale. Il s’agit d’une petite pièce de métal enduit de poudre que l’on peut fixer au mur à l’aide d’une seule vis. Elle comprend un adhésif que l’on pèle puis que l’on colle sur le miroir de la salle de bain, dans la douche ou sur le mur. Le contenant Urbio colle tout simplement sur la petite rondelle.

 

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EQ3  Il est évident que vous avez eu une vision très claire dès le départ. Avez-vous eu de l’inspiration ou des mentors qui vous ont dirigés particulièrement dans ce sens?

 

BO  Non, cela s’est plutôt fait en interne. De grandes et petites entreprises viennent chez Enlisted parce qu’il y a cette collaboration magique chez nous. Nous sommes en mesure de développer des produits qui répondent aux besoins de leurs consommateurs. Donc, honnêtement, c’est vraiment venu de nous en se disant : « Nous l’avons fait pour des dizaines et des dizaines de clients à travers le monde. À quel point devons-nous le faire pour nous-mêmes? » Nous avons pris une partie de nos efforts vers l’extérieur, qui consiste à satisfaire les besoins de nos clients, et l’avons retourné vers l’intérieur tout en se servant de nos compétences et d’un peu de la magie d’Enlisted pour concevoir pour nous-mêmes, et ce, à partir de rien. Cela nous a donné une liberté de création que nous n’avons pas en général avec nos clients, car c’est nous qui possédions la marque et qui prenions les décisions.

 

 

EQ3  Alors, puisqu’il s’agissait de votre première fois comme client, quel genre de client étiez-vous?

 

BO  C’est une très bonne question. C’est difficile d’être son propre client. C’est génial à certains égards et c’est difficile à d’autres égards. C’était un défi de décider en équipe au lieu que ce soit le client qui prenne la décision finale, car même si la vision générale était partagée, nous avions de différents points de vue sur la façon dont tout serait déployé.

 

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Jared Aller, cofondateur d’Urbio et directeur chez Enlisted Design

 

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Christina Rotundo, graphiste principale

 

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Julian Bagirov, designer industriel principal

 

EQ3  Quels sont certaines des façons les plus intéressantes qu’ont eux les gens pour l’utilisation d’Urbio?

 

BO  Il y a une femme à New York qui est designer d’intérieur et qui fait beaucoup de travail pour les détaillants haut de gamme. En fait, elle est incroyable. Elle a utilisé Urbio sur des cloisons sèches, des miroirs et de la brique. Elle a réalisé un mur de pelouse. Ensuite, elle y a caché le système de rondelle et ajouté Urbio qu’en façade.

 

Il est aussi très intéressant de voir des mamans utiliser Urbio à la table à langer. Effectivement, il tient parfaitement les couches, les lingettes et toutes les choses dont on a besoin près de la table à langer.

 

 

EQ3  Vous avez eu beaucoup de succès dans un court laps de temps. Que, diriez-vous, a été l’un de vos moments les plus fiers ou l’une de vos plus grandes réalisations au cours des dernières années?

 

BO  Je vais les diviser en trois catégories – dont deux font partie des affaires, et l’un est tout simplement personnel. Puisque je suis créateur de produit et entrepreneur en design, j’aime voir dans les magasins au détail, les produits que j’ai aidé à développer. J’adore me promener chez EQ3, chez The Container Store ou ailleurs, et voir un présentoir autonome d’Urbio.

 

Le second serait les médias. Shark Tank a été une expérience qui a presque changé nos vies. Je dis « presque » parce qu’il est évident que le mariage et la naissance de mes enfants ont apporté certainement le plus important changement de ma vie. Cependant, le tournage de cette émission a été extraordinaire. Mon partenaire d’affaires et moi n’avons jamais été aussi synchronisés que nous l’étions sur le plateau ce jour-là. De plus, je participais à une émission que je regardais chaque vendredi soir depuis quatre ans en me disant qu’un jour j’allais y participer.

 

Et puis en troisième lieu — question de rendre hommage à mon entourage —, c’est quand un ami m’a envoyé un message texte disant : « Hé! J’étais en train d’aider ma copine à décharger l’arrière de sa voiture et regarde ce que j’y ai trouvé, » et que c’est accompagné d’une photo du modèle Big Happy Family! Elle n’avait aucune idée, elle l’a tout simplement vu et adoré. Ou lorsque des amis m’ont envoyé un texto à New York disant : « Nous venons tout juste d’arriver à l’appartement de notre ami et regarde ce que nous avons trouvé par terre. » C’était une boîte Urbio qui venait d’être livrée. Ce sont de grandes victoires! Je suis toujours en attente du gros lot où Michelle Obama nous demandera de venir vendre Urbio à la Maison-Blanche pour qu’elle puisse y faire pousser un jardin mural à l’intérieur!

 

 

Visitez myurbio.com pour en savoir plus sur la gamme de produits Urbio. Suivez également la page Facebook d’Urbio et @myurbio sur Twitter et Instagram pour voir comment les gens utilisent ce produit!

 

Provenance de l’image : Toutes les photos sont créditées à Urbio

Entrevue : Tracey Ayton de Vancouver Vanishes

mai 16, 2014

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Tracey Ayton est une photographe d’intérieurs et de mode de vie de Vancouver dont les œuvres ont paru dans des publications importantes telles que UPPERCASE , Style at Home et House & Home, ainsi qu’en ligne à Kinfolk et House of Fifty. Tracey s’intéresse grandement à l’histoire et elle apprécie les particularités et le caractère de l’architecture ancienne. Elle s’est elle-même acheté une maison centenaire dans le quartier Kerrisdale de Vancouver il y a 11 ans, qu’elle a depuis rénové avec son mari afin de célébrer sa beauté d’origine.

 

Le populaire quartier Westside de Vancouver (à l’est de Kerrisdale) abondait jadis de joyaux architecturaux comme Tracey les aime. Une ambiance familiale dynamique et des maisons classiques du style Arts & Crafts régnaient dans cette région. Mais, depuis quelques années, les maisons de ce quartier recherché disparaissent. « Dès qu’on y aperçoit une affiche “à vendre” devant l’une d’elles, dit Tracey, on sait qu’elle sera bientôt remplacée par une clôture rouge. Les maisons anciennes du quartier Westside de Vancouver sont des cibles faciles. » Ces maisons se font ramasser par les promoteurs immobiliers ou les investisseurs riches qui cherchent à les démolir pour en faire un profit. La plupart des résidents de Vancouver sont incapables de rivaliser avec les prix que ces investisseurs sont prêts à payer, et ils sont contraints à déménager à l’extérieur de la ville et à élever leurs familles en banlieue où c’est plus abordable.

 

Voilà qu’arrive Vancouver Vanishes, une page Facebook communautaire qui se veut une à la fois une complainte et une célébration de ces maisons particulières qui disparaissent de Vancouver. C’est par hasard que Tracey a trouvé cette page l’année dernière et elle voulait en faire aussitôt partie. C’est ainsi qu’elle s’est jointe à Caroline Adderson, auteure et fondatrice de Vancouver Vanishes, pour documenter les résidences de Westside qui sont vouées à la démolition.

 

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EQ3  Parlez-nous de Vancouver Vanishes.

 

TRACEY AYTON  Vancouver Vanishes est une page communautaire sur Facebook. C’est ma collègue Caroline Adderson qui l’a démarrée. Elle a commencé à photographier ces maisons qui sont vouées à la démolition et à les documenter. Il y en avait tellement qu’elle a ouvert une page Facebook parce qu’elle était d’avis qu’elle devrait attirer l’attention sur ce qui se passe dans notre ville.

 

Je suis tombée sur cette page et je me suis dit : « Wow, c’est incroyable. » Elle y avait noté l’année de construction, le propriétaire d’origine ainsi que son métier. J’ai trouvé cela vraiment intéressant. L’une des raisons pour lesquelles je vis ici c’est que j’apprécie énormément l’histoire et le patrimoine. Alors j’ai approché Caroline et je lui ai dit « Écoute : je suis photographe, mes sujets sont des maisons et des intérieurs et je suis une passionnée de l’histoire. »

 

Nous voyageons sur la côte ouest de Vancouver 2 à 3 fois par semaine, nous nous rendons dans les maisons où nous avons la permission d’entrer et nous prenons des photos de l’intérieur et de l’extérieur. Ensuite, nous les documentons sur la page.

 

 

EQ3  Pour nos lecteurs qui ne connaissent pas le marché immobilier de Vancouver, pouvez-vous expliquer ce qui se passe là-bas et pourquoi ces maisons sont démolies?

 

TA  Vancouver est un endroit intéressant et magnifique où acheter une propriété. Le Westside est extrêmement populaire. Les gens qui ont de l’argent achètent n’importe quoi, qui sera fort probablement démoli par la suite afin de répondre à leurs besoins. Souvent, ce n’est que pour investir. Ils démolissent une maison ayant une cour avant et arrière, puis ils construisent un bâtiment qui recouvre 70 % du terrain, ce qui est le maximum autorisé.

 

Puis, nous nous attendons à ce qu’une famille emménage, mais souvent, cela ne se produit pas. Ils font que garder la maison pour la rentabiliser et la vende un peu plus cher que le prix qu’ils l’ont payé. Cela diminue en quelque sorte l’ambiance de nos quartiers, car ces coins de la ville perdent un à un leur dynamisme.

 

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EQ3  En quel état sont ces maisons?

 

TA  On y retrouve parfois la maison d’une personne âgée qui n’est plus au gout du jour et abimée, mais plus récemment il y a eu des maisons qui étaient en parfaite condition. Elles ont été rénovées, peintes, ont reçu une mise à jour de l’électricité et ainsi de suite, mais, si elles ont été achetées pour leur terrain, cela n’a aucune importance. Le nouvel acheteur, qui ne vit possiblement pas dans la maison, ne veut pas l’entretien d’un jardin.

 

 

EQ3  Vous êtes une photographe d’intérieur et de mode de vie recherchée par des magazines importants au Canada. À quoi pensez-vous quand vous faites de la photo pour Vancouver Vanishes?

 

TA  Je crois que j’ai une tendance à faire de la photo de façon plutôt artistique. J’ai une vision quelque peu artistique que j’essaie d’appliquer à ces maisons. C’est le caractère et la structure de ces maisons qui attire immédiatement l’attention et c’est justement ce que je veux photographier. Certaines d’entre elles ont des vitraux, des cimaises et des manteaux de cheminée qui sont magnifiques. Soit que je capture le tout en une prise, soit que je fasse plusieurs prises, pourvu que le caractère transparaisse. Mais, d’un autre côté, j’aime montrer la destruction de ces maisons. Il peut donc arriver que je photographie une fenêtre cassée qui autrefois était du vitrail — du beau vitrail parfait qui est maintenant tout cassé.

 

Cela évoque des sentiments. Je pense que je veux que les gens soient touchés par ces maisons et par ce qu’elles avaient à offrir auparavant. C’est triste; elles tiennent toujours debout en beauté, peu importe ce que les gens leur ont arraché. Je crois que c’est cela que j’essaie de capturer.

 

 

EQ3  Vous avez dit que cela évoquait des sentiments. Quelles sont les émotions que ces maisons évoquent en vous?

 

TA  Une douce amertume, car ce sont vraiment de belles maisons — le genre qu’on ne construit plus de nos jours. On voit ces belles structures et on sait que ce que l’on construira par la suite ne sera pas aussi détaillé.

 

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EQ3  Nous avons vraiment aimé le billet que vous avez récemment publié à propos des Dorothies — une paire de maisons que Vancouver Vanishes a récemment aidé à sauver de la démolition! Comment avez-vous réussi à sauver ces deux maisons?

 

TA Eh bien, ce n’est pas NOUS qui les avons sauvés! Elles ont été sauvées grâce à l’entente de revitalisation du patrimoine de la ville, qui est l’un des rares outils patrimoniaux que la ville possède. Caroline avait remarqué ces maisons et a approché le promoteur immobilier qui allait les détruire pour construire sa propre maison et une autre pour un ami. Elle s’est organisée pour obtenir une clef et prendre des photos à l’intérieur. Plus tard, quand la demande de promotion immobilière a été soumise, Caroline a affiché les photos en encourageant les gens à écrire des lettres à l’appui de la préservation de ces maisons. La presse en a eu vent et des articles sont parus dans le Vancouver Sun et The Province, ce qui a provoqué un tollé général. Le promoteur immobilier a finalement changé d’avis lorsqu’il s’est rendu compte que s’il déplaçait les maisons, la ville assouplirait certaines de ses exigences en matière de zonage, ce qui rendait le projet financièrement viable. Ce fut une victoire pour les maisons, le promoteur immobilier et le patrimoine.

 

 

EQ3 Si vous pouviez transmettre un seul message, que serait-il?

 

TA  Ce serait de conscientiser les gens sur ce qui se passe. Plus il y a de gens qui sont au courant, plus nous pourrons contribuer à faire changer les lois pour préserver ces bâtiments. Tout ce que je peux faire, c’est de documenter ces maisons et de montrer aux gens à quoi ressemblait Vancouver quand j’y étais. Je suis une Vancouvéroise de quatrième génération, alors j’ai des photos de l’époque de mes parents. J’ai également des photos de l’époque de mes grands-parents et de mes arrières grands-parents. Je les conserve précieusement.

 

Je crois que tout ce que j’espère, c’est que l’on trouve une façon de prévenir la démolition de maisons qui ne devraient pas être démolies.

 

 

Provenance des images : Toutes les photos ont été prises par Charles Venzon pour Vancouver Vanishes

Entrevue : Tiffany MacKay, conseillère du service de magasinage à domicile d’EQ3 Calgary

mar 21, 2014

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L’achat de meubles est un investissement et EQ3 veut rendre l’expérience le plus agréable et le moins stressant possible! Notre personnel en magasin adore inspirer les clients avec de belles et créatives vignettes, mais plusieurs d’entre eux ont besoin d’aide pour visualiser de quoi auraient l’air chez eux les meubles qu’ils voient en magasin.

 

Voilà qu’intervient le programme de consultation gratuite à domicile d’EQ3. Nous avons muni chaque détaillant EQ3 d’un conseiller ou d’une conseillère en magasinage à domicile – une personne qui est formée en décoration d’intérieur et qui se déplace chez vous pour vous offrir des conseils sur le choix et le placement de meubles et même sur les couleurs et les accessoires qui complèteront votre décor.

 

Nous avons téléphoné Tiffany MacKay, une conseillère en magasinage à domicile d’EQ3 Calgary pour lui parler du programme et de ce à quoi les clients peuvent s’attendre de leur expérience de magasinage à domicile. Tiffany a également partagé ses meilleurs conseils pour meubler une maison.

 

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Photo de Tiffany, conseillère à domicile chez EQ3 Calgary

 

EQ3  Quel est votre parcours éducatif et votre expérience de travail?

 

TIFFANY MACKAY  J’ai commencé dans le milieu du théâtre et du cinéma. J’ai obtenu un diplôme en scénographie et design de costumes à l’Université de Calgary. Le plus intéressant — et je crois que c’est cela la clé de mon succès — c’est que lorsqu’on travaille dans le milieu du théâtre, on conçoit des espaces en fonction d’un personnage et on réalise le décor de son domicile selon ses vêtements et son comportement. Alors, quand je me déplace chez quelqu’un, c’est la personne qui prime et non ce que je pense qu’elle devrait avoir.

 

Après mes études universitaires, j’ai travaillé comme marchandiseuse visuelle pour de nombreuses entreprises en me concentrant surtout sur les relations spatiales. Puis, j’ai commencé à offrir des consultations privées et à travailler pour un développeur immobilier et je suis avec EQ3 depuis maintenant quatre ans.

 

 

EQ3  À quoi ressemble le processus de magasinage à domicile? À quoi peut s’attendre un client lors de cette expérience?

 

TM  Habituellement, la consultation dure environ une heure par pièce. Il s’agit d’un service sans obligations, mais nous souhaitons que le client soit intéressé par les produits et les styles offerts par EQ3. Quand je vais chez une personne, j’essaie toujours de commencer par lui demander ce qu’elle pense de son espace, quelles sont ses attentes par rapport à la consultation, et parfois aussi quels sont ses soucis particuliers. Est-ce l’aménagement, les proportions, la couleur ou les dimensions? Je dis toujours : « Cette heure vous appartient, discutons alors de ce qui vous dérange. »

 

La plupart du temps, les rendez-vous concernent les meubles rembourrés. J’essaie de prévoir tout l’agencement de la pièce, de sorte que même si le client ne peut pas se permettre de se procurer tous les morceaux dans l’immédiat, tout est en place pour un aménagement réussi.

 

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Un condominium meublé avec le canapé Replay et la table de bout Simone d’EQ3 (photo provenant du portfolio de Tiffany)

 

EQ3  Quels services offrez-vous?

 

TM  Cela dépend si les clients habitent leur maison, ou s’ils sont en train de la construire. S’ils habitent déjà la maison, j’y vais avec une valise géante remplie d’échantillons de tissu. Je m’y installe pendant une heure et nous déterminons l’aménagement de l’espace. Nous regardons les couleurs. J’apporte toujours également des échantillons de peinture au cas où l’on voudrait choisir une couleur de peinture qui s’agence avec les articles choisis. Puis, à ce moment-là, si les clients ont toujours de la difficulté à visualiser l’espace, je prends des mesures pendant que j’y suis pour pouvoir leur envoyer une image en 3D.

 

Généralement, quand les clients n’habitent pas la maison et qu’ils ont seulement les plans, je fais plusieurs rendues 3D. Je leur prépare toujours un petit ensemble. Ils peuvent partir avec tous les échantillons qu’ils ont choisis et nous réalisons quelques images avant/après.

 

Ensuite, pendant la plupart des consultations, j’invite les clients à retourner au magasin une fois de plus. J’appelle cette visite le « test du fessier », qui est en fait un dernier essai sur le canapé choisi afin qu’ils puissent s’assurer qu’ils l’aiment et pour qu’ils se sentent sûrs d’avoir fait le bon choix pour eux. Car vendre du mobilier à des clients ne vaut pas la peine s’ils ne l’aiment pas. Je plaisante toujours avec les gens et je leur dit que je ne veux pas les revoir, sauf si pour aménager une autre pièce.

 

Tiffany-EQ3-Shop-at-Home-consultant-Condo03Un condominium meublé avec le canapé Reverie, des fauteuils Solo et une lampe sur pied Cast d’EQ3 (photo provenant du portfolio de Tiffany)

 

EQ3  Parlez-nous d’un ou deux de vos projets favoris sur lesquels vous avez travaillé.

 

TM  Je déteste faire du favoritisme. J’ai tout fait – du condo de 500 pieds carrés à des maisons de 4000 pieds carrés. Je tombe en amour avec les gens que je sers. Il est très satisfaisant de voir quelqu’un revenir au magasin me dire combien elle aime son achat et me montrer des photos.

 

L’une de ces clientes avec qui j’ai travaillé m’a dit que lors de la consultation elle avait le sentiment de se faire conseiller par une amie qui portait son meilleur intérêt à cœur. Car je suis d’avis que lorsque nos amis nous conseillent, parfois ils le font en tenant compte de leurs propres goûts au lieu de ce qui convient le mieux à notre style de vie.

 

Nous avons aussi aménagé une immense suite royale au Westin — une expérience tout à fait mémorable. Nous avons aménagé cette suite pour héberger des présidents et des dignitaires d’autres pays qui séjournent à l’hôtel Westin du centre-ville. Ce fut tout un plaisir!

 

 

EQ3  Quels sont vos articles EQ3 préférés en ce qui concerne l’aménagement?

 

TM  J’aime le canapé Reverie. Je l’aime parce qu’il est chouette et ultra confortable. Je suis une grande admiratrice du design du milieu du siècle. J’aime le fait que nous offrons la gamme Herman Miller et j’aime que les articles comme le canapé Reverie puissent compléter ces designs haut de gamme.

 

J’aime bien la table pour salle à manger Mesa également. J’aime le marbre. Je le trouve élégant et fini. Si l’on ne peut pas se payer des comptoirs en granite, en quartz ou en marbre, cette table offre un moyen d’intégrer ce type de matériau dans sa demeure.

 

En matière d’accessoires, j’aime le tapis Sitara. J’aime le concept d’un tapis d’été et d’un tapis d’hiver. Je suis d’avis que cela ajoute un élément de longévité. Le Sitara est parfait pour l’hiver à cause de son chaleureux aspect tricoté et j’aime l’Ori en été. Il est moins épais et donc plus facile à entretenir si l’on sort et l’on entre dans la maison en gougounes.

 

Tiffany-EQ3-Shop-at-Home-consultant-Condo01Un condominium meublé avec le canapé Élise et des repose-pieds Rubix d’EQ3 (photo provenant du portfolio de Tiffany)

 

EQ3  Avez-vous des conseils à offrir aux lecteurs qui cherchent à meubler leur maison?

 

TM  Je pense que moins c’est plus. Je sais que beaucoup de gens sont pressés de faire avancer les choses. Si l’on prend son temps pour faire les bons choix – plutôt que d’opter pour des solutions de fortune – on trouve le bon morceau pour le bon espace sans avoir réellement dépensé trop d’argent.

 

Vous pouvez toujours ajouter des morceaux, mais il est difficile d’en enlever, en particulier quand on parle de meubles, car il s’agit d’un investissement plus important.

 

 

EQ3  À quoi ressemble le décor chez vous?

 

TM  Je suis une artiste, donc j’ai beaucoup d’œuvres d’art sur le mur. Le décor est très « plage californienne ». J’aime oser : j’ai un canapé coloré. Il est de couleur Key Largo Teal, un bleu-sarcelle intense. Je raffole des livres alors j’ai beaucoup d’étagères et je range mes livres par couleur. J’ai aussi beaucoup de morceaux qui proviennent d’EQ3 et de mes voyages.

 

Avez-vous besoin d’aide pour choisir le parfait mobilier pour votre maison? Cliquez ici pour prendre rendez-vous pour une consultation gratuite à domicile avec un designer d’EQ3 ou contactez votre détaillant dès aujourd’hui.

 

 

Entrevue : Équipe de développement de produits d’EQ3

mar 12, 2014

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Faites connaissance avec l’équipe de développement de produits : Carla Zacharias (accessoires), Enri Tielmann (meubles rembourrés) et Madi Cash (meubles de rangement).

 

La collection Printemps d’EQ3 met l’accent sur les matériaux naturels comme le feutre, la laine tissée à la main, le lin écru, le bois massif et le marbre brut. À l’aide de ces matériaux, l’équipe de développement de produits d’EQ3 a créé une collection cohérente pour rendre votre maison à la fois confortable et accueillante. Nous nous sommes assis avec Carla, Enri et Madi en janvier dernier, pendant qu’EQ3 était occupé avec la prise de photos pour le catalogue de printemps. Nous leur avons demandé de nous parler de ce qui les a amenés à travailler chez EQ3, de ce qui les inspire, et bien sûr de la nouvelle collection printemps!

 

Vous trouverez une version abrégée de cette entrevue dans le supplément 2014 du catalogue printemps. Surveillez son arrivée en ligne et en magasin dès la semaine prochaine!

 

EQ3-Product-Developers-Portrait

Portrait de l’équipe de développement de produits d’EQ3 : Enri, Carla et Madi

 

 

EQ3 : Quels sont vos antécédents?

 

Madi  J’ai commencé à étudier en affaires, puis j’ai changé pour le design en m’inscrivant à un programme de premier cycle interdisciplinaire à la faculté d’architecture de l’Université du Manitoba. Pendant que je fréquentais l’Université du Manitoba, j’ai suivi un atelier d’ameublement enseigné par la talentueuse et inspirante Deb Scott qui m’a influencé à poursuivre des études en design de meubles après l’obtention de mon diplôme.

 

Elle m’a bien fait comprendre la façon dont certaines choses s’agencent — non seulement physiquement, mais aussi sur le plan conceptuel. Je suis d’avis qu’elle savait très bien comment pousser ses élèves à penser autrement que de manière organique.

 

Carla  Moi aussi je fréquentais la faculté d’architecture de l’Université du Manitoba. Madi et moi avons toutes les deux obtenu un diplôme en aménagement de l’environnement avec une spécialisation en design d’intérieur.

 

Enri  J’ai grandi en Allemagne. Après avoir fait une année une année obligatoire en service communautaire, je suis allé étudier la théologie à Sao Paulo, au Brésil. Par la suite, j’ai entrepris un deuxième diplôme en affaires et économie en Allemagne. C’est alors que j’ai eu l’occasion de faire un stage chez EQ3 en 2010. Je me suis joint à l’équipe de développement de produits d’EQ3 peu de temps après. J’étais très excité de pouvoir combiner ma formation en affaires avec mon intérêt pour le design.

 

 

EQ3  Qu’est-ce qui influence votre travail?

 

Madi  En développement de produits, notre travail répond à des besoins différents. Je pense que mes amis et ma famille ont beaucoup de personnalité et qu’ils en ont tous toujours beaucoup à raconter. Je suis vraiment inspiré par eux.

 

Je lis beaucoup de magazines et de journaux et je suis toujours sur Internet, alors je suis grandement influencée par ce qui se passe dans le monde. Je crois qu’il est important d’être conscient de ce qui se passe à l’échelle nationale et internationale et de faire le lien avec ce que nous faisons ici chez EQ3.

 

Carla  Je ne m’arrête pas sur une chose en particulier — je reçois beaucoup d’inspiration au jour le jour. Les week-ends où je ne travaille pas, il arrive souvent que des idées me viennent soudainement à l’esprit. Ou, je vois quelque chose sur Internet sans en penser quoi que ce soit et plus tard, cela devient une grande source d’inspiration pour un nouveau projet.

 

Enri  Je crois que tout le monde a un passé unique, rempli de gens spéciaux que l’on admire et de différents endroits que l’on a visités, et que l’on est influencé par l’endroit et la façon dont on a été élevé et les cultures auxquelles l’on a été exposé. Je crois que c’est un mélange de toutes ces choses qui ont influencé ma vie et certainement ma perspective côté travail.

 

 

EQ3-Stumpy-Wall-Hook-wood

Nouveau crochet mural Stumpy (grand format), conçu par Carla

 

 

EQ3  Est-ce qu’il y a un designer en particulier dont le travail vous inspire?

 

Madi  Nous sommes à une époque incroyable où il se passe tellement de choses passionnantes dans les domaines de l’architecture, du mobilier et de la mode. Il y a tellement de gens qui font de grandes choses ici au Canada et dans le monde que je me sens toujours inspirée par ce que je vois. Traditionnellement, le domaine de l’ameublement et même celui de la mode dans une certaine mesure, ont toujours été des mondes de gars où souvent, les hommes dictaient les formes et les matériaux avec lesquels nous vivions. Maintenant, nous avons des femmes incroyablement talentueuses comme Phoebe Philo, Mary Katrantzou, Inga Sempé et Patricia Urquiola dans ce milieu qui façonnent les tendances qui influencent l’ensemble de l’industrie. J’aime vraiment ça.

 

Enri  Je suis entièrement d’accord avec Madi. Il y a plusieurs designers et artistes que nous pourrions nommer. Personnellement, je suis fascinée par le travail d’Oscar Niemeyer. C’était un architecte brésilien qui est décédé tout récemment à l’âge de 104 ans. Généralement, ce que j’admire vraiment, ce sont les designers qui remettent en question le statu quo et qui réinterprètent ce qui existe déjà.

 

Carla  J’ai toujours été très intéressée par le travail de Richard Serra — de la façon dont ses oeuvres utilisent l’échelle et le volume pour influencer l’espace et comment les gens y réagissent physiquement et émotionnellement.

 

 

EQ3  Quels sont vos designs préférés parmi ceux que vous avez réalisés pour EQ3?

 

Enri  Je dirais que j’ai particulièrement aimé travailler sur les canapés de la collection Eve. Outre l’esthétique, nous avons pu introduire des composants haut de gamme tels que des assises en plumes des pattes en fonte d’aluminium à un prix abordable.

 

Carla  Pour moi, cela change continuellement alors ma réponse sera probablement toujours que c’est l’article que je suis en train de développer. Au début, c’était probablement l’un de nos tapis, comme le modèle Corfou. On apprend de différentes techniques, puis quand on voit enfin l’élaboration de notre conception, c’est formidable. Pour ce qui est de mon coup de cœur actuel, j’ai eu du plaisir à travailler sur le projet du crochet mural Stumpy.

 

Madi  C’est sans doute la chambre à coucher en teck récupéré. C’était un projet agréable à réaliser, car j’ai passé beaucoup de temps en Indonésie à apprendre l’origine du teck récupéré. J’aime l’histoire et les multiples vies de ce matériau. Toute l’histoire de chaque pièce est littéralement incrustée dans la matière et quand on achète la pièce finie et qu’on la ramène à la maison, le matériau commence une nouvelle aventure.

 

 

EQ3-Eve-Chair

Chaise Eve, conçue par Enri

 

 

EQ3  Quel est l’outil ou la ressource que vous considérez être le plus important pour votre travail?

 

Madi  Sans doute un cahier de notes — un stylo et du papier.

 

Enri  Je transporte un cahier Muji de format passeport qui s’insère parfaitement dans ma poche arrière. Lorsque nous visitons des salons d’ameublement à l’étranger, c’est là que j’inscris toutes mes notes et que je dessine tous mes croquis. Il devient un journal de toutes nos expériences.

 

Carla  Les échantillons de couleurs Pantone sont importants pour mon travail. Leur langage est commun à tous les pays avec lesquels je travaille et je m’y réfère tous les jours.

 

Madi  Je voyage beaucoup donc mon iPhone est devenu un outil assez essentiel et si je le perdais alors que je suis à mi-chemin de l’autre bout du monde, je pleurerais — mais je maintiens ma réponse initiale – un stylo et du papier sont les outils les plus essentiels. Avec ces derniers, on peut tout faire. On peut prendre des notes. On peut faire des croquis.

 

 

EQ3  Parlez-nous de la collection Printemps.

 

Madi  Notre objectif était de mettre l’accent sur des articles très confortables, sains et naturels qui pourraient facilement s’intégrer dans la vie des gens. Disons qu’on pourrait la décrire comme chaleureuse. J’ai utilisé beaucoup de bois massif et de lignes épurées — rien de trop décoratif.

 

Carla  J’ai utilisé beaucoup de tissages et de matériaux naturels comme le coton, la laine, le feutre naturel et le lin. Je me suis concentré à adoucir le décor de la table à l’aide de textiles et de couleurs subtiles.

 

Enri  Les matériaux naturels que nous avons utilisés permettent d’intégrer la collection dans divers contextes allant du plus évident, soit le chalet près du lac, au condo minimaliste.

 

En ce qui concerne particulièrement les meubles rembourrés, nous avons introduit un nouveau langage design avec des housses à jupe. C’est un nouvel ajout à notre gamme de produits. Il est intéressant d’élargir notre offre à nos clients.

 

 

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Commode basse en teck récupéré, conçue par Madi

 

 

EQ3  À quoi ressemble le décor chez vous?

 

Enri  Eh bien, c’est une bonne question. Venez-vous nous rendre visite aujourd’hui? Si nous attendons de la visite, c’est très propre. Sinon, je dirais que c’est un mélange très éclectique de chaussures, de vêtements et de sacs tout partout – autrement dit, c’est vraiment le désordre.

 

À part cela, je dirais que c’est une collection de morceaux ici et là qui ont été ajoutés au fil du temps et auxquels nous nous sommes attachés, comme l’ensemble de chaises de salle à manger en contreplaqué moulé remis en état que nous avons eu de mes grands-parents. Mais, il y a aussi des objets très utilitaires et pratiques que nous avons tenté d’agencer avec le reste pour nous créer un domicile confortable.

 

Madi  Je ne sais pas comment décrire à quoi ça ressemble chez moi.

 

Enri  À une exposition artistique

 

Madi  (Elle rit) Ouais, ce n’est vraiment pas comme une galerie. J’ai collectionné beaucoup de petits objets, de livres, de reproductions et de photographies tout au long de ma vie. C’est une sorte de mélange de petits objets, de beaucoup de choses, mais j’aime croire que tout cela était très intentionnel.

 

Carla  Nous venons d’acheter notre maison cet automne. Elle a été construite en 1929 et tous les planchers et les rampes en chêne sont d’origine. Elle a beaucoup de cachet et c’est ce qui m’a donné mon coup de coeur. Nous sommes maintenant en train de l’aménager lentement. Actuellement, c’est un mélange de vieilles choses que nous avons toujours eues et de nouvelles choses. Pour la plupart, ce n’est pas trop encombré. La majorité des choses que nous avons ont une fonction, à l’exception de la grande quantité de coussins et de textiles que nous avons un peu partout.

 

 

EQ3  Comment vous explorez-vous votre créativité en dehors de votre semaine de travail normale?

 

Carla  Nous avons tous la possibilité de voyager et c’est assurément un intérêt pour nous tous. Nous aimons certainement aller à de nouveaux endroits, découvrir de nouvelles cultures, rencontrer de nouvelles personnes et participer à toutes sortes de conversations. La découverte du monde est sans doute quelque chose qui inspire chacun de nous.

 

J’adore également cuisiner et je dirais que c’est certainement un exutoire créatif en dehors de mon quotidien.

 

Madi  Je passe beaucoup de mon temps libre à visiter beaucoup de galeries et de salons à Winnipeg. Il y a tellement de gens talentueux qui vivent à Winnipeg de nos jours! Des artistes, des musiciens, des chefs, des cinéastes — c’est fou. Donc, j’essaie toujours de m’organiser pour sortir, même quand il fait inhumainement froid dehors.

 

Enri  J’aime sculpter le bois. Ce que je trouve fascinant dans la sculpture, c’est que, contrairement à d’autres formes d’art, l’on retire la partie du matériau que l’on n’a pas besoin pour en arriver à réaliser la pièce imaginée.

 

 

EQ3-Corfu-Rug-handmade

Tapis tissé à la main Corfu, conçu par Carla

 

 

Cette entrevue a été préparée pour le supplément du catalogue printemps 2014 d’EQ3. Restez branchés pour l’annonce de l’arrivée du catalogue la semaine prochaine.

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