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Nos Mains – Theresita

oct 21, 2014

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Nos mains  est une série récurrente de portraits et de questions relatifs aux mains dont l’intention est d’illustrer les gens qui aident à fabriquer nos produits. En outre, l’ensemble de cet ouvrage est tout à fait personnel. Il incarne les propriétés dont je parle dans ma propre pratique de l’art en ce qui concerne l’expérience nouvelle des immigrants et leur adaptation à la vie à Winnipeg. Actuellement, l’accent porte sur la vague de travailler dans l’industrie du vêtement florissante de Winnipeg de la fin des années 1960 au début des années 70.   Theresita HandPortraits_001-Theresita   5 questions pour Theresita   Charles – Depuis combien de êtes-vous couturière ? Theresita – Je suis couturière depuis 14 ans. C – Quel est votre titre? T – Opératrice de machine à coudre. C – En 5 mot ou moins, décrivez les tâches quotidienne que vous effectuez avec vos mains ? T – Coudre et manipuler le tissu. C – Qu’est-ce qui rend vos mains uniques ? T – Ma manucure. C – Changeriez-vous quelque chose au sujet de vos mains ? T – Rien. C – Que préférez-vous tenir dans vos mains ? T – Mon visage.

10 questions avec Arren Williams

août 14, 2014

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Ici, chez EQ3, nous avons décidé de provoquer le changement! Chaque nouvelle entrevue posera des questions qui, nous l’espérons, révéleront des faits intéressants ou originaux sur quelqu’un que nous admirons. Ce mois-ci, nous vous présentons Arren Williams, le directeur artistique du rayon Maison de la Compagnie de la Baie d’Hudson (vous pouvez également magasiner les galeries EQ3 chez La Baie!). Nous visons à vous inspirer que ce soit par rapport à la nourriture, la lecture, les voyages, etc. Les questions et réponses seront brèves et chaque nouvelle entrevue comprendra une photographie prise par la personne-vedette!

 

La vue depuis mon bureau, y compris un espresso fraîchement versé!

La vue depuis mon bureau, y compris un espresso fraîchement versé!

 

EQ3  Quelle est votre obsession du jour?

 

ARREN WILLIAMS  Je vis ma vie constamment obsédé par le design, mais ces temps-ci, je m’intéresse beaucoup à la bière artisanale et j’aime partir à la découverte de la bière locale chaque fois que je voyage.

 

 

EQ3  Quelle a été votre boisson de choix cet été?

 

AW  En plus de la bière, j’ai un petit penchant pour le vin rosé sec très froid.

 

 

EQ3  Quel est le plus récent repas qui a été pour vous un vrai régal?

 

AW  Açorda de Marisco, que j’ai mangé dans un petit restaurant portuaire d’Olhão dans le sud du Portugal. Il s’agit d’un ragoût de fruits de mer à base de pain qui m’a totalement ravi.

 

 

EQ3  Nommez un beau-livre qui, à votre avis, est un incontournable?

 

AW  J’ai un ancien livre de Terence Conran intitulé « The House Book » de 1974 qui provient de la bibliothèque d’une tante très élégante. Ce livre est certainement un favori.

 

 

EQ3  Quelle leçon a changé votre approche au design?

 

AW  On doit arrêter de se soucier de ce que les autres vont penser.

 

 

EQ3  Une pièce n’est jamais complète sans ____________?

 

AW  En ce qui me concerne, un Lévrier Whippet noir et blanc nommé Spot.

 

 

EQ3  Si vous ne pouviez voir le monde qu’en trois couleurs, quelles seraient-elles et pourquoi?

 

AW  Voilà peut-être la question la plus bizarre que l’on m’ait jamais posée. En toute honnêteté, je ne me suis jamais imposé de limites quand il s’agit de la couleur!

 

 

EQ3  Quelle est la destination la plus inspirante que vous avez visitée ou souhaiteriez visiter?

 

AW  L’Inde. J’y suis allé quelques fois pour le travail, mais j’aimerais avoir l’occasion de voyager à travers tout le pays.

 

 

EQ3  Quelle est la chanson la plus jouée de votre musicothèque?

 

AW  En fait, nous avons un tourne-disque à la maison, et l’autre jour, l’album de Haircut One Hundred jouait à répétition. Cela m’a rappelé ma — ahem — jeunesse…

 

 

EQ3  Quel est l’objet-vedette dans votre propre demeure?

 

AW  La vedette est probablement partagée entre une ancienne peinture de clown sur notre mur-galerie et notre canapé odieusement voyant et surchargé de motifs.

 

 

Entrevue : Sam Grawe d’Herman Miller

juin 23, 2014

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À plusieurs reprises sur notre blogue, nous avons fait référence à WHY, une série d’essais en ligne par Herman Miller. À travers une collection d’histoires, d’entrevues et de vidéos, la série d’essais invite les lecteurs à découvrir pourquoi la société Herman Miller fait ce qu’elle fait. Herman Miller a trouvé une façon de rendre « WHY » – une publication comprenant 4000 mots et une vidéo de 108 secondes couvrant 108 années de l’histoire du design — à la fois ludique et riche en contenu sans qu’elle soit déconcertante.

 

Curieux de connaître l’effort qu’on a dû mettre pour élaborer ces histoires, nous avons interviewé Sam Grawe, le directeur de la rédaction chez Herman Miller et l’homme responsable de la série « WHY ». Grawe s’intéresse au design depuis son jeune âge. Au collège, il a étudié les arts et l’histoire de l’architecture, à travers lesquels il a développé ses connaissances sur le design du 20e siècle. Grawe est devenu rédacteur en chef de la populaire publication d’architecture Dwell Magazine. Onze ans plus tard, Grawe a commencé à travailler pour Herman Miller — d’abord comme consultant, puis comme directeur de la rédaction à temps plein.

 

Il n’est pas étonnant qu’il privilégie le modernisme, considérant qu’Eames, Nelson et Girard font la une sur sa liste personnelle des héros du design.

 

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Pages couverture de la publication « WHY » d’Herman Miller (version imprimée)

 

EQ3  Qu’est-ce qui vous a incité à passer de consultant à un travail à temps plein avec Herman Miller?

 

SAM GRAWE  Il existe très peu de sociétés dans le monde qui sont vraiment orientées sur le design, même aux États-Unis, et l’histoire du design chez Herman Miller, y compris Nelson, Eames, et Girard, est l’une des plus racontées. Ils sont tous mes héros depuis longtemps, notamment Nelson et Girard, surtout que Nelson était rédacteur en chef pour un magazine avant de devenir designer de meubles et directeur artistique chez Herman Miller. Je crois que c’était la possibilité de travailler avec un tel héritage incroyable et de rechercher une façon de le transmettre aujourd’hui.

 

C’est aussi le simple fait de faire partie d’une organisation qui est vraiment dédiée à la résolution de problème à travers le design, et ce que cela signifie pour le 21e siècle et plus tard.

 

 

EQ3  Est-ce que le design vous a toujours intéressé? Avez-vous des antécédents ou est-ce quelque chose qui vous vient naturellement?

 

SG En fait, si je revois ma jeunesse, je pense que j’étais pas mal obsédé par Lego. Que ce soit mes parents qui me le disaient ou à cause de mon apprentissage, j’ai toujours cru que j’allais être un architecte. J’ai étudié l’architecture et histoire de l’architecture, et j’ai finalement étudié histoire de l’art. Mais, puisque j’étudiais l’histoire de l’art, j’ai aussi fait connaissance avec l’histoire du design du 20e siècle aussi.

 

Puis j’ai déménagé dans la région de la baie à la fin des années 90 et je suis devenu de plus en plus intéressé par le design industriel et de meubles. Je savais que je voulais travailler en quelque sorte dans le domaine du design. Je pensais à ce moment-là que j’allais retourner à l’école pour compléter un diplôme en design, mais j’ai fini par aller travailler pour un homme nommé Bruce Burdick, qui, en fait, a dessiné la table Burdick d’Herman Miller dans les années 80. J’ai travaillé pour Bruce pendant environ deux années à San Francisco, puis j’ai commencé à travailler pour Dwell (Magazine) en 2000, juste après la sortie du premier numéro.

 

Évidemment, j’ai reçu une superbe formation pendant mes onze années chez Dwell — et j’ai été grandement sensibilisé à l’architecture contemporaine et au design contemporain. J’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de gens et de voir énormément de choses. C’était l’un des plus grands plaisirs reliés à ce travail.

 

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C’est sur le concept « Living Office » que s’appuie Herman Miller pour comprendre l’avenir du design de bureau.

 

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EQ3  À quoi ressemble aujourd’hui une de vos journées typiques en tant que directeur de la rédaction chez Herman Miller?

 

SG  Je ne sais pas s’il existe une journée typique, mais je suis impliqué dans un grand nombre de projets divers. Je suis responsable de toute la rédaction, mais également de mes propres projets éditoriaux.

 

Aussi, je travaille très étroitement avec l’équipe de design de marque qui se compose de tous les designers en interne. C’est eux qui s’occupent de nos espaces, nos graphiques et notre travail numérique. « Par quels moyens transmettons-nous les messages qu’Herman Miller se doit de transmettre? Et, quels médias allons-nous utiliser pour mieux les transmettre? » Puis, « Comment allons-nous réaliser ceci? »

 

J’ai aussi collaboré très étroitement avec l’équipe principale qui a mis en place le concept Living Office, sur lequel repose l’interprétation d’Herman Miller sur l’avenir du travail et du design de bureau. Je pense que n’importe qui chez Herman Miller vous dira que nous sommes en quelque sorte une culture de réunion. Il y a beaucoup d’équipes interfonctionnelles et les choses se passent d’une manière plutôt organique entre ces équipes.

 

 

EQ3  Vous avez dit que vous travailliez avec différents médiums. Est-ce qu’il y en a un en particulier que vous trouvez le plus gratifiant?

 

SG  Je trouve qu’il y a ultimement toujours quelque chose de satisfaisant quant au média imprimé. C’est en quelque sorte une conclusion. On peut le tenir dans nos mains, car c’est un objet. Une fois que c’est fait, c’est fini.

 

D’autre part, j’ai présentement un énorme coup de cœur pour Instagram. Quant à moi, Instagram est probablement le plus satisfaisant des médias sociaux tant au niveau personnel qu’au niveau du compte Instagram d’Herman Miller avec lequel nous nous amusons beaucoup. Mais, ce n’est que parce que c’est un médium visuel, et que dans un sens, cela semble moins promotionnel que d’autres formats.

 

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L’exposition éphémère « Alexander Girard: An Uncommon Vision » célébrant la première réintroduction de meubles et de panneaux de tissus sérigraphiés archivés (la semaine New York Design, mai 2014)

 

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EQ3  Avez-vous alors des projets particuliers qui sont en tête de liste?

 

SG  Je dois dire que c’est le récent travail que nous avons fait pour la vitrine de l’exposition éphémère d’Alexander Girard à New York.

 

J’ai toujours eu une passion suprême pour Alexander Girard depuis que l’un de mes amis m’a fait prendre connaissance de ses oeuvres en 2001, je crois. Il était moins connu que Nelson et Eames, à ce moment-là. De plusieurs façons, ses œuvres étaient plutôt passagères. Il faisait des textiles, et il réalisait des décors intérieurs de restaurants et de bureaux. Ce sont les genres de choses qui se font modifier ou qui disparaissent. Je suis également d’avis qu’il a réalisé tellement d’œuvres qu’à moins de creuser, on ne réalise pas vraiment à quel point il était polyvalent et a réellement touché à tout. Mais quand on commence à découvrir son monde, ça nous étonne. C’est une inépuisable source de trésors.

 

À certains égards, il est injuste de le présenter que sur une simple table – surtout pour un monde qui ne le connaît pas aussi bien qu’Eames ou Nelson — sans donner plus de contexte sur ce qu’il a accompli dans sa vie.

 

 

EQ3  Nous avons beaucoup parlé de la série « WHY » sur notre blogue et nous l’aimons vraiment! Nous sommes curieux de savoir comment cette série d’essais particulière s’est développée, car c’est une variante qui diffère quelque peu d’un blogue.

 

SG  Mes collègues Steve Frykholmand et Clark Malcom ont réalisé une revue intitulée « See » au milieu des années 2000, qui était une magnifique publication haut de gamme, et je crois qu’ils ont publié 6 numéros dans le temps. Ils ont tout simplement lancé un nouveau magazine intitulé « WHY », qui fut l’un des premiers projets sur lequel j’ai travaillé. Nous avons imprimé 3 numéros de « WHY ».

 

Le concept est « Pourquoi la société Herman Miller fait ce qu’elle fait? » S’il n’y a pas une raison assez forte, il n’y a donc aucun intérêt à le faire. Et c’est, sans aucun doute, la philosophie que nous adoptons dans notre façon d’aborder les choses chez Herman Miller – nos produits, notre marketing et tout. Nous désirons vivement que toutes ces choses aient un but, et « WHY » est vraiment le mécanisme à travers lequel on anime cette conversation, que ce soit sous forme imprimée, sur les médias sociaux ou en format numérique. Nous avons démarré en ligne en juillet dernier et je pense que nous avons produit environ 35 histoires depuis la dernière année.

 

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EQ3  D’où viennent vos idées pour ces histoires? Où puisez-vous votre inspiration?

 

SG  Nous collaborons de façon un peu programmatique avec le service de marketing alors nous basons ce que nous faisons avec « WHY » sur ce que l’entreprise fait au niveau des affaires.

 

J’ai pu apporter certains grands personnages – mes collègues Amber Bravo et Everett Pelayo — qui ont un très bon sens de la rédaction et de la façon de donner vie à une histoire. Puis, nous prenons ce qui se passe dans le monde d’Herman Miller et nous tenons des réunions de rédaction. Il s’agit d’un processus presque comme n’importe quel magazine. Nous tenons des réunions de présentations et des réunions créatives, et nous nous asseyons ensemble et nous exprimons nos idées. Celle qui est droit au but ou qui s’y rapproche le plus est celle que nous poursuivons. Mais encore une fois, tout revient à « Quel est le meilleur moyen de donner vie à ce contenu ». Nous ne sommes pas mariés à une quelconque approche. Donc, parfois, il peut s’agir d’une vidéo ou d’un reportage photo, et parfois il peut s’agir d’une entrevue de 2000 mots.

 

Provenance des images : Toutes les photographies sont une gracieuseté d’Herman Miller

Entrevue : Beau Oyler d’Urbio

mai 28, 2014

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Nous avons pris du temps sur l’heure du lunch pour nous entretenir au téléphone avec Beau Oyler, cofondateur et porte-parole du partenaire d’EQ3+, Urbio, juste avant son départ pour la foire internationale de l’ameublement contemporain de New York (l’ICFF)! Beau est un designer industriel situé à Oakland, en Californie. Lui et son partenaire d’affaires Jared Aller ont démarré Enlisted Design, une agence de design classique qui développe des produits pour ses clients, y compris des images de marque, des emballages et des designs industriels. « C’est une approche au design qui est très collaborative, nous dit Beau, dans laquelle nous effectuons la conception avec nos clients ici même dans le studio afin de créer des produits avec eux. »

 

Puis, en 2010, après avoir travaillé sur de nombreux projets pour d’autres clients, Beau et Jared ont décidé qu’il était temps que leur studio conçoive son propre produit. Ils ont commencé à faire du remue-méninge afin de déterminer où le besoin pour un produit bien conçu se trouvait, et quel genre de produit aurait un impact dans le monde et non seulement dans la communauté du design. C’est ainsi qu’ils ont conçu Urbio, un système mural modulaire primé qui peut être utilisé comme jardin vertical dans les petits espaces urbains ainsi que pour l’organisation et le rangement. Urbio a été lancé en 2010 à l’aide d’une campagne rentable via Kickstarter qui a recueilli près de 80 000 $ (qui était à ce moment, l’une des plus importantes campagnes de Kickstarter). Peu de temps après, les deux hommes ont reçu un appel de l’émission Shark Tank du réseau ABC, les invitant à se présenter à l’émission.

 

La présentation fut une énorme réussite, et Urbio a par la suite gagné d’importants prix de design tels que les prestigieux Red Dot Award et International Design Award (IDA).

 

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Portrait de Beau Oyler, cofondateur d’Urbio et directeur chez Enlisted Design

 

EQ3  D’où vient l’idée de concevoir Urbio?

 

BEAU OYLER  J’ai grandi à Carmel, Californie – ce n’est qu’une petite ville côtière — et mon partenaire d’affaires a été élevé dans le Midwest à Kansas City. Donc, nous avons tous deux grandi dans des villes de banlieues pittoresques où nous avions un jardin et une cour. Puis, nous avons déménagé à San Francisco et Oakland et nous n’avions plus d’espace pour ce genre de chose et aucun accès à un jardin quelconque. Je voulais vraiment renouer avec cette idée — l’idée de planter quelque chose et de le faire pousser.

 

Nous avons donc commencé à concevoir ce système de jardinière murale magnétique et modulaire qui permet de retirer les pots pour effectuer l’arrosage puis de les replacer; et à le concevoir de façon à ce qu’on veuille le mettre sur le mur de chaque maison moderne et espace restreint — pas seulement pour faire pousser des plantes, mais aussi parce que c’est beau.

 

 

EQ3  Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ou quel est le prochain?

 

BO  Nous allons lancer un tas de nouveaux produits au cours des 12 à 18 prochains mois qui vont vraiment développer l’entreprise Urbio. Notre nouvelle gamme de produits, qui s’appelle Urbio Organize, consiste en de très simples insertions en plastique très coloré qui se glissent dans les montants existants d’Urbio et agissent comme séparateurs, de sorte que l’on peut séparer le courrier, les cartes, les stylos, les crayons, les ciseaux et tout ce qui encombre le bureau. Ils permettent de dégager ces objets de la table de travail et de les ranger à l’aide du système Urbio.

 

Parce que nous réussissons si bien dans le marché des espaces restreints, comme les appartements et les condos, où souvent, les gens sont locataires et n’ont pas le droit de visser les plaques au mur, nous avons créé un produit qu’on appelle une rondelle murale. Il s’agit d’une petite pièce de métal enduit de poudre que l’on peut fixer au mur à l’aide d’une seule vis. Elle comprend un adhésif que l’on pèle puis que l’on colle sur le miroir de la salle de bain, dans la douche ou sur le mur. Le contenant Urbio colle tout simplement sur la petite rondelle.

 

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EQ3  Il est évident que vous avez eu une vision très claire dès le départ. Avez-vous eu de l’inspiration ou des mentors qui vous ont dirigés particulièrement dans ce sens?

 

BO  Non, cela s’est plutôt fait en interne. De grandes et petites entreprises viennent chez Enlisted parce qu’il y a cette collaboration magique chez nous. Nous sommes en mesure de développer des produits qui répondent aux besoins de leurs consommateurs. Donc, honnêtement, c’est vraiment venu de nous en se disant : « Nous l’avons fait pour des dizaines et des dizaines de clients à travers le monde. À quel point devons-nous le faire pour nous-mêmes? » Nous avons pris une partie de nos efforts vers l’extérieur, qui consiste à satisfaire les besoins de nos clients, et l’avons retourné vers l’intérieur tout en se servant de nos compétences et d’un peu de la magie d’Enlisted pour concevoir pour nous-mêmes, et ce, à partir de rien. Cela nous a donné une liberté de création que nous n’avons pas en général avec nos clients, car c’est nous qui possédions la marque et qui prenions les décisions.

 

 

EQ3  Alors, puisqu’il s’agissait de votre première fois comme client, quel genre de client étiez-vous?

 

BO  C’est une très bonne question. C’est difficile d’être son propre client. C’est génial à certains égards et c’est difficile à d’autres égards. C’était un défi de décider en équipe au lieu que ce soit le client qui prenne la décision finale, car même si la vision générale était partagée, nous avions de différents points de vue sur la façon dont tout serait déployé.

 

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Jared Aller, cofondateur d’Urbio et directeur chez Enlisted Design

 

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Christina Rotundo, graphiste principale

 

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Julian Bagirov, designer industriel principal

 

EQ3  Quels sont certaines des façons les plus intéressantes qu’ont eux les gens pour l’utilisation d’Urbio?

 

BO  Il y a une femme à New York qui est designer d’intérieur et qui fait beaucoup de travail pour les détaillants haut de gamme. En fait, elle est incroyable. Elle a utilisé Urbio sur des cloisons sèches, des miroirs et de la brique. Elle a réalisé un mur de pelouse. Ensuite, elle y a caché le système de rondelle et ajouté Urbio qu’en façade.

 

Il est aussi très intéressant de voir des mamans utiliser Urbio à la table à langer. Effectivement, il tient parfaitement les couches, les lingettes et toutes les choses dont on a besoin près de la table à langer.

 

 

EQ3  Vous avez eu beaucoup de succès dans un court laps de temps. Que, diriez-vous, a été l’un de vos moments les plus fiers ou l’une de vos plus grandes réalisations au cours des dernières années?

 

BO  Je vais les diviser en trois catégories – dont deux font partie des affaires, et l’un est tout simplement personnel. Puisque je suis créateur de produit et entrepreneur en design, j’aime voir dans les magasins au détail, les produits que j’ai aidé à développer. J’adore me promener chez EQ3, chez The Container Store ou ailleurs, et voir un présentoir autonome d’Urbio.

 

Le second serait les médias. Shark Tank a été une expérience qui a presque changé nos vies. Je dis « presque » parce qu’il est évident que le mariage et la naissance de mes enfants ont apporté certainement le plus important changement de ma vie. Cependant, le tournage de cette émission a été extraordinaire. Mon partenaire d’affaires et moi n’avons jamais été aussi synchronisés que nous l’étions sur le plateau ce jour-là. De plus, je participais à une émission que je regardais chaque vendredi soir depuis quatre ans en me disant qu’un jour j’allais y participer.

 

Et puis en troisième lieu — question de rendre hommage à mon entourage —, c’est quand un ami m’a envoyé un message texte disant : « Hé! J’étais en train d’aider ma copine à décharger l’arrière de sa voiture et regarde ce que j’y ai trouvé, » et que c’est accompagné d’une photo du modèle Big Happy Family! Elle n’avait aucune idée, elle l’a tout simplement vu et adoré. Ou lorsque des amis m’ont envoyé un texto à New York disant : « Nous venons tout juste d’arriver à l’appartement de notre ami et regarde ce que nous avons trouvé par terre. » C’était une boîte Urbio qui venait d’être livrée. Ce sont de grandes victoires! Je suis toujours en attente du gros lot où Michelle Obama nous demandera de venir vendre Urbio à la Maison-Blanche pour qu’elle puisse y faire pousser un jardin mural à l’intérieur!

 

 

Visitez myurbio.com pour en savoir plus sur la gamme de produits Urbio. Suivez également la page Facebook d’Urbio et @myurbio sur Twitter et Instagram pour voir comment les gens utilisent ce produit!

 

Provenance de l’image : Toutes les photos sont créditées à Urbio

Entrevue : Tracey Ayton de Vancouver Vanishes

mai 16, 2014

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Tracey Ayton est une photographe d’intérieurs et de mode de vie de Vancouver dont les œuvres ont paru dans des publications importantes telles que UPPERCASE , Style at Home et House & Home, ainsi qu’en ligne à Kinfolk et House of Fifty. Tracey s’intéresse grandement à l’histoire et elle apprécie les particularités et le caractère de l’architecture ancienne. Elle s’est elle-même acheté une maison centenaire dans le quartier Kerrisdale de Vancouver il y a 11 ans, qu’elle a depuis rénové avec son mari afin de célébrer sa beauté d’origine.

 

Le populaire quartier Westside de Vancouver (à l’est de Kerrisdale) abondait jadis de joyaux architecturaux comme Tracey les aime. Une ambiance familiale dynamique et des maisons classiques du style Arts & Crafts régnaient dans cette région. Mais, depuis quelques années, les maisons de ce quartier recherché disparaissent. « Dès qu’on y aperçoit une affiche “à vendre” devant l’une d’elles, dit Tracey, on sait qu’elle sera bientôt remplacée par une clôture rouge. Les maisons anciennes du quartier Westside de Vancouver sont des cibles faciles. » Ces maisons se font ramasser par les promoteurs immobiliers ou les investisseurs riches qui cherchent à les démolir pour en faire un profit. La plupart des résidents de Vancouver sont incapables de rivaliser avec les prix que ces investisseurs sont prêts à payer, et ils sont contraints à déménager à l’extérieur de la ville et à élever leurs familles en banlieue où c’est plus abordable.

 

Voilà qu’arrive Vancouver Vanishes, une page Facebook communautaire qui se veut une à la fois une complainte et une célébration de ces maisons particulières qui disparaissent de Vancouver. C’est par hasard que Tracey a trouvé cette page l’année dernière et elle voulait en faire aussitôt partie. C’est ainsi qu’elle s’est jointe à Caroline Adderson, auteure et fondatrice de Vancouver Vanishes, pour documenter les résidences de Westside qui sont vouées à la démolition.

 

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EQ3  Parlez-nous de Vancouver Vanishes.

 

TRACEY AYTON  Vancouver Vanishes est une page communautaire sur Facebook. C’est ma collègue Caroline Adderson qui l’a démarrée. Elle a commencé à photographier ces maisons qui sont vouées à la démolition et à les documenter. Il y en avait tellement qu’elle a ouvert une page Facebook parce qu’elle était d’avis qu’elle devrait attirer l’attention sur ce qui se passe dans notre ville.

 

Je suis tombée sur cette page et je me suis dit : « Wow, c’est incroyable. » Elle y avait noté l’année de construction, le propriétaire d’origine ainsi que son métier. J’ai trouvé cela vraiment intéressant. L’une des raisons pour lesquelles je vis ici c’est que j’apprécie énormément l’histoire et le patrimoine. Alors j’ai approché Caroline et je lui ai dit « Écoute : je suis photographe, mes sujets sont des maisons et des intérieurs et je suis une passionnée de l’histoire. »

 

Nous voyageons sur la côte ouest de Vancouver 2 à 3 fois par semaine, nous nous rendons dans les maisons où nous avons la permission d’entrer et nous prenons des photos de l’intérieur et de l’extérieur. Ensuite, nous les documentons sur la page.

 

 

EQ3  Pour nos lecteurs qui ne connaissent pas le marché immobilier de Vancouver, pouvez-vous expliquer ce qui se passe là-bas et pourquoi ces maisons sont démolies?

 

TA  Vancouver est un endroit intéressant et magnifique où acheter une propriété. Le Westside est extrêmement populaire. Les gens qui ont de l’argent achètent n’importe quoi, qui sera fort probablement démoli par la suite afin de répondre à leurs besoins. Souvent, ce n’est que pour investir. Ils démolissent une maison ayant une cour avant et arrière, puis ils construisent un bâtiment qui recouvre 70 % du terrain, ce qui est le maximum autorisé.

 

Puis, nous nous attendons à ce qu’une famille emménage, mais souvent, cela ne se produit pas. Ils font que garder la maison pour la rentabiliser et la vende un peu plus cher que le prix qu’ils l’ont payé. Cela diminue en quelque sorte l’ambiance de nos quartiers, car ces coins de la ville perdent un à un leur dynamisme.

 

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EQ3  En quel état sont ces maisons?

 

TA  On y retrouve parfois la maison d’une personne âgée qui n’est plus au gout du jour et abimée, mais plus récemment il y a eu des maisons qui étaient en parfaite condition. Elles ont été rénovées, peintes, ont reçu une mise à jour de l’électricité et ainsi de suite, mais, si elles ont été achetées pour leur terrain, cela n’a aucune importance. Le nouvel acheteur, qui ne vit possiblement pas dans la maison, ne veut pas l’entretien d’un jardin.

 

 

EQ3  Vous êtes une photographe d’intérieur et de mode de vie recherchée par des magazines importants au Canada. À quoi pensez-vous quand vous faites de la photo pour Vancouver Vanishes?

 

TA  Je crois que j’ai une tendance à faire de la photo de façon plutôt artistique. J’ai une vision quelque peu artistique que j’essaie d’appliquer à ces maisons. C’est le caractère et la structure de ces maisons qui attire immédiatement l’attention et c’est justement ce que je veux photographier. Certaines d’entre elles ont des vitraux, des cimaises et des manteaux de cheminée qui sont magnifiques. Soit que je capture le tout en une prise, soit que je fasse plusieurs prises, pourvu que le caractère transparaisse. Mais, d’un autre côté, j’aime montrer la destruction de ces maisons. Il peut donc arriver que je photographie une fenêtre cassée qui autrefois était du vitrail — du beau vitrail parfait qui est maintenant tout cassé.

 

Cela évoque des sentiments. Je pense que je veux que les gens soient touchés par ces maisons et par ce qu’elles avaient à offrir auparavant. C’est triste; elles tiennent toujours debout en beauté, peu importe ce que les gens leur ont arraché. Je crois que c’est cela que j’essaie de capturer.

 

 

EQ3  Vous avez dit que cela évoquait des sentiments. Quelles sont les émotions que ces maisons évoquent en vous?

 

TA  Une douce amertume, car ce sont vraiment de belles maisons — le genre qu’on ne construit plus de nos jours. On voit ces belles structures et on sait que ce que l’on construira par la suite ne sera pas aussi détaillé.

 

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EQ3  Nous avons vraiment aimé le billet que vous avez récemment publié à propos des Dorothies — une paire de maisons que Vancouver Vanishes a récemment aidé à sauver de la démolition! Comment avez-vous réussi à sauver ces deux maisons?

 

TA Eh bien, ce n’est pas NOUS qui les avons sauvés! Elles ont été sauvées grâce à l’entente de revitalisation du patrimoine de la ville, qui est l’un des rares outils patrimoniaux que la ville possède. Caroline avait remarqué ces maisons et a approché le promoteur immobilier qui allait les détruire pour construire sa propre maison et une autre pour un ami. Elle s’est organisée pour obtenir une clef et prendre des photos à l’intérieur. Plus tard, quand la demande de promotion immobilière a été soumise, Caroline a affiché les photos en encourageant les gens à écrire des lettres à l’appui de la préservation de ces maisons. La presse en a eu vent et des articles sont parus dans le Vancouver Sun et The Province, ce qui a provoqué un tollé général. Le promoteur immobilier a finalement changé d’avis lorsqu’il s’est rendu compte que s’il déplaçait les maisons, la ville assouplirait certaines de ses exigences en matière de zonage, ce qui rendait le projet financièrement viable. Ce fut une victoire pour les maisons, le promoteur immobilier et le patrimoine.

 

 

EQ3 Si vous pouviez transmettre un seul message, que serait-il?

 

TA  Ce serait de conscientiser les gens sur ce qui se passe. Plus il y a de gens qui sont au courant, plus nous pourrons contribuer à faire changer les lois pour préserver ces bâtiments. Tout ce que je peux faire, c’est de documenter ces maisons et de montrer aux gens à quoi ressemblait Vancouver quand j’y étais. Je suis une Vancouvéroise de quatrième génération, alors j’ai des photos de l’époque de mes parents. J’ai également des photos de l’époque de mes grands-parents et de mes arrières grands-parents. Je les conserve précieusement.

 

Je crois que tout ce que j’espère, c’est que l’on trouve une façon de prévenir la démolition de maisons qui ne devraient pas être démolies.

 

 

Provenance des images : Toutes les photos ont été prises par Charles Venzon pour Vancouver Vanishes

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