Entrevue : Alyssa Yuhas de welikewelove

déc 10, 2013

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Une importante vague de froid a frappé Winnipeg la semaine dernière et il n’y a rien comme le talentueux monde du design pour nous réchauffer au Canada. Vendredi dernier, nous avons donc passé la matinée à siroter du café et à bavarder au téléphone avec Alyssa Yuhas au sujet de son travail de graphiste et de ses efforts créatifs.

 

Nous avons découvert le travail d’Alyssa à travers son blogue personnel i like nice things, qu’elle a créé peu de temps après avoir fait ses études universitaires. La découverte fut purement accidentelle. Nous ne nous souvenons même pas comment c’est arrivé, mais nous étions tellement inspirés par le style européen du blogue d’Alyssa et par son goût pour les bonnes choses de la vie — le design, les voyages, la musique, et la mode — que nous y retournions souvent pour voir plus de ses œuvres. Notre loyauté envers cette graphiste fut confirmée lorsque nous avons appris qu’elle était canadienne! Un atout certain. Alyssa travaillait dans une boutique studio de design de Calgary à l’époque et, à temps perdu, elle concevait et publiait son propre magazine welikewelove. Comme son blogue, le magazine a un style particulièrement européen, joli et complètement magnifique. Son blogue et son magazine sont tous deux très réussis et lui ont valu l’occasion de faire une présentation au congrès du blogue Alt Summit en 2012. Après le congrès, elle est revenue chez elle et a émis une importante annonce : elle quittait son emploi pour devenir travailleuse autonome à temps plein. Cela n’a pas surpris ses lecteurs, qui savaient qu’Alyssa était beaucoup trop talentueuse pour ne pas se tailler sa propre place dans le monde du design.

 

Tandis que son blogue et son magazine profitent d’un petit congé (après tout, elle est propriétaire d’une entreprise et une nouvelle maman), l’entreprise de conception graphique d’Alyssa bat son plein. Maintenant située à Toronto, où elle vit avec son mari et son fils Sasha, Alyssa collabore avec des clients de partout dans le monde, sur des projets d’identité/d’image de marque, de conceptions de blogues et de sites web personnalisés, de magazines, et plus.

 

Nous étions ravis d’en apprendre davantage au sujet d’Alyssa, de son entreprise et de sa nouvelle vie à Toronto.

 

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Provenance de l’image : Portrait d’Alyssa Yuhas par Brookelyn Fitts.

 

EQ3  Comment en êtes-vous venue à faire ce travail? Parlez-nous de votre expérience en design et de ce qui vous a conduit au graphisme?

 

ALYSSA YUHAS  J’étais assez studieuse à l’école secondaire. J’ai suivi quelques cours d’art, mais rendue en secondaire 4 ou 5, je suis tombée sur un professeur d’art vraiment pas inspirant. J’ai donc cessé de faire de l’art et c’était horrible. C’était toujours présent, mais j’ai fini par me concentrer sur les mathématiques. C’est une très longue histoire, mais au final, j’ai été recrutée pour jouer au basketball. C’était totalement fou. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire, alors je suis allée à l’université pour jouer au basketball. Enfin, j’ai suivi tous les cours de mathématiques collégiales que je pouvais en pensant que je poursuivrais probablement des études en mathématiques ou en actuariat ou autre chose concernant les statistiques, ce qui n’avait rien du tout de créatif. Mais j’ai fini par suivre un cours d’art facultatif et j’ai adoré. C’était vraiment incroyable, et mon professeur d’art à l’époque n’arrêtait pas de me casser les pieds pour que j’abandonne toutes mes autres activités comme le basketball et que je me concentre sur l’art et le design.

 

Le plus formidable dans tout ça, c’est que mon collège offrait un superbe programme de communication visuelle — c’est-à-dire de graphisme — donc, je me suis dite : « Ouais, pourquoi pas. Je peux cheminer dans un sens ou l’autre. » En m’imaginant continuer en mathématiques, j’arrivais à voir à quoi ma vie ressemblerait. Je travaillerais dans un bureau à poinçonner des chiffres. Mais, je crois que je me suis sentie vraiment interpellée par le monde créatif, même si je ne savais pas où cela me mènerait. Je ne sais pas, on dirait que le fait d’être studieuse à l’école secondaire nous pousse parfois à devenir quelque chose comme un ingénieur ou autre chose semblable. Je n’avais jamais envisagé que je pouvais poursuivre une carrière grâce à ma créativité et je n’arrivais pas à voir que cela pouvait devenir une carrière, mais ça a pris tout son sens quand j’ai réalisé que : « Ouais, je pourrais bien devenir graphiste » et travailler sur de grandes campagnes publicitaires et de marketing. Alors j’ai commencé à me forger de plus en plus une idée.

 

 

EQ3  En constatant là où vous vous êtes maintenant, croyez-vous que la composante mathématique (le fait que vous êtes à la fois créative et mathématique… ou cerveau gauche et cerveau droit) vous aide dans votre carrière de graphiste, en particulier dans le domaine de l’image de marque et du marketing?

 

AY  Oui, en fait, ce qui est le plus remarquable est qu’en cheminant en design, j’ai réalisé que même si les mathématiques ont rapport aux chiffres, à la base, ce n’est vraiment que de la résolution de problèmes. Et le design c’est ça aussi.

 

Le design bien fait consiste à percevoir un problème et à trouver comment le régler. Qu’il s’agisse du design de produit où l’on voit un problème et l’on crée un produit pour y remédier selon les besoins du consommateur; ou qu’il s’agisse d’aider une entreprise en trouvant la bonne façon de transmettre son message au grand public pour lui faire comprendre ce qu’elle veut communiquer, c’est vraiment fou de voir à quel point les deux se ressemblent. Aussi, je suis certaine que le fait d’avoir des habiletés en résolution de problèmes efficace m’a aidé dans ma carrière de graphiste.

 

 

EQ3  Avez-vous envisagé d’autres cheminements de carrière?

 

AY  Je suivais tous ces cours (de mathématiques). Je crois que j’envisageais de devenir architecte. Mon grand-père était un architecte et je crois donc que c’était continuellement dans mes pensées. Alors, je ne faisais que suivre les étapes pour m’y rendre. J’étais vraiment bonne en mathématiques à l’école secondaire, alors l’idée de devenir un ingénieur m’a également été suggérée.

 

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EQ3  Revenons sur le sujet de votre blogue et de votre propre travail. Pouvez-vous nous éclairer sur la façon dont vous en êtes arrivée là? Qu’est-ce qui vous a incitée à commencer un blogue, puis un magazine, puis à devenir travailleuse autonome? Décrivez-nous votre cheminement.

 

AY  J’ai lancé mon blogue (ilikenicethingsblog.com) presque aussitôt que je suis sortie de l’université. C’était vraiment qu’un endroit où je pouvais partager ce qui m’inspirait à partir de ce que je trouvais en ligne ou tout simplement dans mon monde. J’adorais partager avec mes amis, alors j’aimais autant leur parler d’un très bon film que d’un merveilleux produit pour les cheveux, ou de n’importe quoi, vraiment – de tout ce qui m’inspirait. Je ne faisais que créer un environnement pour cela en croyant qu’il y aurait d’autres personnes qui seraient intéressées de voir mes différentes trouvailles. Voilà donc comment j’en suis arrivé là et comment cela a évolué.

 

J’ai pris congé de tout ça en quelque sorte, mais mon mari et moi avons commencé à parler de recommencer et certaines personnes nous ont exprimé leur intérêt à ce que nous nous y remettions. Nous voulons aborder le projet autrement, d’une manière qui nous représente, avec notre nouvelle famille et tout. Et je veux vraiment l’inclure davantage. Voilà, c’était un petit aperçu…

 

 

EQ3  Superbe! Ah que nous avons hâte. Votre mari, il est photographe n’est-ce pas?

 

AY  Ouais!

 

 

EQ3  Vous feriez un duo très dynamique si vous bloguiez côte à côte. Et le magazine alors? Comment êtes-vous arrivée à lancer cette revue et puis à prendre un recul? Est-ce une activité que vous allez également reprendre en renouvelant votre projet?

 

AY  J’ai en quelque sorte pris un risque… J’ai toujours aimé les magazines. Depuis mes débuts en graphisme, je pensais que je finirais par travailler pour un magazine. Et un jour, alors que je travaillais pour une boutique studio de design, je me suis dit : « D’accord, je veux travailler pour une revue alors pourquoi simplement ne pas en créer une moi-même.» Donc, j’ai foncé et j’ai tenté ma chance — je n’avais rien à perdre. J’ai publié la première parution, puis l’une de mes très bonnes amies, Liz Field, qui est rédactrice, est tombée amoureuse de l’idée et nous avons décidé de nous associer. Et c’est depuis qu’elle travaille avec moi. C’est notre bébé à nous deux.

 

La revue a évolué. Nous avons publié plus de 10 éditions et elles ont été vraiment, vraiment bien accueillies. Nous sommes maintenant rendues à la croisée des chemins et nous sentons que nous devons trouver une nouvelle voie, même redéfinir la revue welikewelove et comprendre pourquoi les gens l’aiment pour cibler davantage son marché. Nous sommes en train de mettre tout cela en perspective afin que nous puissions la rendre plus durable pour l’avenir, car en ce moment, ce n’est que Liz et moi, et nous le faisons vraiment juste par amour. Si nous décidons d’aller de l’avant, nous devrons vraiment comprendre comment rentabiliser la revue et nous assurer que les gens continuent de l’aimer pour qu’elle ne perde pas sa voix – ce doit continuer d’être un endroit vraiment idéal où les gens viennent pour se laisser inspirer, partager ce qu’ils font et raconter un peu de leur histoire.

 

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EQ3  Vous en êtes à décider quelle voie prendre avec la revue, mais pouvez-vous nous dire ce qu’elle représentait? Quels étaient les idéaux de welikewelove?

 

AY  La revue est le fruit de mon blogue. Mon blogue servait d’outil de partage, et welikewelove en découle. Donc, à la base, le magazine concerne le partage de choses que nous aimons et adorons, que ce soit ce que l’on fait, notre passion créatrice… ce genre de choses. Je pense que l’idée du partage y sera toujours en plus d’être une voix pour les gens créatifs. Maintenant, je pense que nous avons été fortunées de travailler avec des gens incroyables de partout dans le monde, ce qui est vraiment, vraiment agréable — même de parler avec vous, mais je crois que s’il y a une chose que Liz et moi privilégions vraiment, c’est l’incroyable créativité des Canadiens. Qu’ils vivent au Canada ou qu’ils vivent à l’étranger, c’est une communauté vraiment incroyable et je pense que même si l’on sent parfois le besoin d’aller ailleurs pour trouver de l’inspiration ou autre chose du genre, Liz et moi avons vraiment un coup de cœur pour notre pays. Il y a tellement de choses inspirantes à découvrir ici dans notre pays qui peuvent même rapprocher davantage la communauté afin qu’on ne sente pas toujours l’envie d’aller voir ailleurs. Nous pouvons apprendre l’un de l’autre et célébrer les choses que nous faisons. Que nous vivions au Canada ou non n’a pas vraiment d’importance. Ouais, je pense que c’est un peu cette voie que nous allons poursuivre, mais nous sommes encore à l’étape du rêve et nous tentons de voir exactement à quoi cela ressemblerait.

 

 

EQ3  Cela semble vraiment excitant. Nous attendons avec impatience! Parmi toutes ces choses formidables que vous avez faites ces 5 dernières années, qu’avez-vous trouvé le plus gratifiant? Pourquoi?

 

AY  Je ne sais pas! J’aime collaborer, alors travailler sur le magazine avec Liz et puis avec tous les autres collaborateurs fut une expérience magnifique. C’est vraiment extraordinaire de recevoir un excellent éditorial ou de discuter de conception lorsqu’on collabore avec un photographe sur une session de photos. C’est vraiment magnifique. Et, même en ce qui concerne ma propre entreprise, c’est lorsque je travaille en collaboration avec certains clients — surtout s’il s’agit d’une collaboration entière entre nous — que je me sens vraiment vivante, que je conçois les meilleurs designs et que je me retrouve en mode création.

 

 

Je travaille également sur la revue La Petite, qui me captive vraiment et j’ai une excellente relation avec la fondatrice et rédactrice en chef. Nous entretenons également une superbe relation de travail et nous avons beaucoup de plaisir. Lorsqu’on atteint ce lieu idéal, c’est vraiment excitant oui, et je pense que c’est notre meilleur travail qui ressort de ces relations.

 

 

EQ3  Avez-vous des conseils à offrir aux graphistes ou aux individus créatifs qui veulent essayer de nouvelles choses, prendre des risques, se diversifier, ou peut-être faire quelque chose d’inattendu?

 

AY  Oui, et puisque nous sommes en quelque sorte à la croisée des chemins avec welikewelove et même mon blogue, et que nous devons décider si nous poursuivons ou si nous nous arrêtons à tout jamais — disons que j’ai l’impression de parler à moi-même quand je dis cela, mais je pense que même si on a un plan ou qu’on essaie de s’en faire un, il faut tout simplement foncer. Je suis une personne qui dépend tellement sur les listes et qui est tellement organisée que j’aime être tout à fait prête : voici l’étape 1, 2 et 3 et voilà ce à quoi tout cela aura l’air. Mais je pense que je suis en train d’apprendre que si on fait cela, on continuera à faire cela sans jamais aller de l’avant ni tenter notre chance.

 

C’est pareil avec mon travail à la pige et la façon dont je travaillais indépendamment tout en travaillant pour une entreprise. J’ai décidé que je voulais vraiment démarrer ma propre entreprise, mais j’ai mis des mois et des mois à me dire : « Bon, bien voici la marche à suivre », mais finalement, j’ai dû tout simplement aller de l’avant même si je n’avais pas tous les éléments en place. Parce que si je ne l’avais pas fait, j’aurais juste continué à me faire des listes et à peaufiner la marche à suivre.

 

Je crois que c’est ce que je conseillerais – de planifier un peu peut-être, mais votre plan ne va pas dans le sens prévu, foncez dans le tas et de prenez des risques. Vous connaîtrez certains échecs, mais ils vous apprendront des choses. Je suis totalement en train de faire ce discours à moi-même en ce moment, donc c’est une bonne chose.

 

 

EQ3  C’est toujours bon de se le rappeler. Nous sommes également des planificateurs! Le travail à la pige, est-ce que cela se passe comme vous vous y attendiez?

 

AY  C’est superbe. J’adore. C’est beaucoup de travail. La plupart des gens disent que lorsqu’on exploite sa propre entreprise, on passe 40 pour cent du temps sur le graphisme et 60 pour cent du temps à s’occuper de l’administration, à gérer les clients, à faire de la comptabilité et à accomplir toutes autres tâches. Cela donne peut-être un petit choc quand on commence, mais j’aime ça. Surtout maintenant que j’ai donné naissance à Sasha, j’aime ça spécialement pour la liberté et la flexibilité que cela m’apporte… je peux passer du temps avec lui pendant la journée et travailler en soirée. Ou si c’est un jour où il va bien, je peux faire un peu de travail pendant la journée ou pendant ses siestes. C’est donc vraiment agréable. Je peux passer beaucoup de temps avec lui tout en exploitant mon entreprise, qui est vraiment ce qui m’alimente. Je ne pense pas que j’aurais pu tout simplement prendre congé ou m’en éloigner pendant toute une année. C’est ce qui me fait vraiment sentir en vie, donc je suis reconnaissante de pouvoir continuer à travailler tout en étant une maman et de pouvoir quand même profiter de chaque instant avec mon fils.

 

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EQ3  Qu’est-ce qui vous inspire? Où trouvez-vous de l’inspiration?

 

AY  N’importe où, partout. J’aime prendre des marches et ça compte pour beaucoup même si je ne fais que sortir et aller explorer notre ville. Nous venons d’emménager ici à Toronto il y a un peu plus d’un an. La ville a beaucoup de petits endroits et de choses étonnantes à découvrir et j’aime explorer, alors cela me donne assurément de l’inspiration. Je lis beaucoup de revues. J’aime les blogues et Pinterest est manifestement fou. J’essaie vraiment de m’éloigner un peu de mon ordinateur quand je suis en mode inspiration parce que l’ordinateur m’enlève de l’inspiration.

 

Je m’aperçois que si je ne fais que marcher, me lever, m’éloigner de mon bureau, sortir de la maison pour penser, les idées me viennent… des idées nouvelles et fraîches aussi.

 

 

EQ3  Malgré que vous fassiez des efforts pour vous éloigner de votre ordinateur, il y a quand même beaucoup de tâches qui doivent être faits à partir des médias sociaux. Avec quelle plateforme vous sentez-vous plus à l’aise?

 

AY  J’aime toujours Twitter et j’aime Instagram. Ce sont de ces deux-là que je me sers le plus. Je suis moins portée à consulter directement mon lecteur de blogues maintenant. Si je lis des blogues, c’est parce que j’ai vu quelque chose sur Twitter ou sur Instagram. Ce sont mes deux réseaux principaux ces temps-ci… mes chouchous. Haha.

 

 

EQ3  Que peut-on retrouver sur votre tableau d’inspiration en ce moment… que ce soit un tableau physique ou en ligne sur Pinterest?

 

AY  Je suis en train de faire un tableau (Pinterest) pour ma nouvelle garde-robe… que j’essaie de créer depuis que je vis à Toronto et que je suis devenue une maman. Donc, c’est ce que je fais en ce moment et c’est un peu embarrassant. Mais j’aime ça et c’est un tableau privé, alors personne ne peut le voir pour l’instant. Je suis vraiment inspirée. Je sais que cela semble ennuyeux, mais en ce moment, j’ai un penchant pour le noir et blanc, les imprimés très graphiques et la typographie audacieuse que l’on retrouve sur les t-shirts. Je suppose que cela fait plutôt années 90, mais j’aime vraiment cela. Les lignes imposantes… et d’accord, c’est vraiment très européen.

 

 

EQ3  Puisqu’on parle de l’Europe, n’êtes-vous pas allée en voyage récemment?

 

AY  L’année dernière nous étions en Europe. Puis nous sommes allés à Nashville dernièrement et c’était incroyable. J’adore ça. J’adore voyager.

 

 

EQ3  Êtes-vous influencée par l’environnement où vous vous trouvez? Pensez-vous que cela affecte vos créations?

 

AY  Ah, totalement. Quand mon mari et moi voyageons, nous essayons vraiment de faire des choses qui sont moins touristiques et plus près de la culture. Nous essayons maintenant de réserver tous nos voyages avec Air BnB afin d’être hébergés chez quelqu’un et avoir l’impression de vivre dans la ville plutôt que d’être touristes… de se sentir comme si on en faisait partie. Je trouve formidable de pouvoir tout simplement me sentir comme une citoyenne de la ville. C’est vraiment plaisant. D’ailleurs quand nous partons, nous essayons de rester en contact avec les gens qui y vivent. Même quand nous sommes allés à Berlin, nous avons rencontré quelques photographes et ils ont pu nous faire faire le tour de la ville et nous raconter leur mode de vie et une variété de choses. Je suis vraiment fasciné par la façon dont les gens de partout dans le monde vivent. C’est très différent. La façon dont nous vivions à Calgary, l’endroit d’où nous sommes déménagés, est très différente de la façon dont nous vivons maintenant à Toronto, et de la façon dont les gens vivent en Europe ou à New York et je trouve cela très intéressant.

 

J’aime particulièrement réserver avec Air BnB juste pour voir la décoration des gens et les différentes choses qu’ils ont chez eux. J’aime fouiner, je suppose. C’est amusant.

 

 

EQ3  En conclusion, quels sont vos 3 outils incontournables pour vivre et travailler… que sont les choses sans lesquelles vous ne pourriez pas vivre/travailler?

 

AY  J’ai besoin d’un cahier et j’ai trouvé ces stylos que j’aime vraiment beaucoup. En fait, je les ai trouvés en grande surface et ils écrivent vraiment bien. J’aime utiliser ces stylos pour dessiner des choses ou griffonner dans mon cahier. Aussi, une excellente chaise pour mon bureau. Et, mon iPhone, car il me permet de travailler depuis n’importe où. Je peux faire une promenade avec Sasha et je peux quand même vérifier mes courriels.

 

Merci pour la discussion Alyssa! Allez à AlyssaYuhas.com pour en connaître davantage sur cette graphiste canadienne.

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